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27 Février 2017

Stoned Diplodocus

Stoned Diplodocus

par Aleksandr Lézy

Les Français de Stoned Diplodocus viennent tout juste de sortir ce premier album éponyme après leur démo Weird Jamming Tapes de 2015 et ce que l’on peut déjà dire, c’est que le dinosaure est clairement bien chargé ! Le power trio s’est engouffré dans la brèche d’un rock versatile et bigarré. En cinq morceaux relativement longs, le bestiau toxicomane au long cou vient brouter le terrain du math rock, du stoner voire insidieusement celui du rock progressif psychédélique. Les mélanges sont plutôt bien amenés même si les approches sont parfois trop furtives ou mal exploitées comme la partie centrale d’« Attila » et de ses deux splendides riffs de fin. Il y a aussi des partis pris notamment sur les sons de guitare, très rugueux sur des saturations parfois malvenues et clinquant sur les « cleans » hyper soignés. Cette cohabitation pas toujours habile crée le sentiment que le groupe se cherche encore un peu. Cependant, l’alliance guitare/basse fonctionne plutôt pas mal, la batterie mène la cadence sur du mid-tempo franc et direct. Concernant le chant en anglais, que penser de ses deux apparitions bien trop courtes au début et à la fin de l’album, tout comme ce violon qui aurait mérité plus de place ? Pour autant et malgré quelques détails, ce Stoned Diplodocus ravive la flamme des premiers Monster Magnet sur le long « Empress » par exemple; il a aussi le mérite de tenter quelque chose de plutôt original, bien exécuté et produit dans l’esprit de la musique jouée. On compte sur les Caennais pour exploiter les différentes dimensions de leur musique, aller au bout de leurs idées claires ou moins claires.

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