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12 Septembre 2016

The Neal Morse Band

Alive Again

par Dan Tordjman

On pourra dire ce qu'on veut, s'il y a bien un artiste qui sait ce que le terme « rapport quantité prix » veut dire, c'est bien Neal Morse. Et ce, depuis toujours. Que ce soit avec Spock's Beard, Transatlantic, Flying Colors ou en solo, le Révérend s'est toujours montré généreux avec son auditoire. Cette première livraison en public signée de son tout frais Neal Morse Band ne déroge évidemment pas à la règle.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on s'en prend littéralement plein la tête. Dès les premières mesures de « The Call », on est pris à la gorge de bonheur car, derrière Neal Morse, la section rythmique Mike Portnoy / Randy George montre qu'elle sait dérouler. Idem pour le beau gosse de service à la guitare, Eric Gillette. Quelle fluidité ! En plus, le garçon sait AUSSI chanter, jouer de la batterie ET des claviers. Il doit sans doute aussi faire du bon café, mais désolé, les filles, il est marié. Bref, trève de plaisanterie. Ça démarre donc fort … et ça continue aussi très fort. La setlist est composée de pavés pour le moins explosifs. Part belle est faite, en toute logique, à The Grand Experiment interprété en quasi-totalité à l’exception de l’infâme « Agenda », mais quel plaisir d’également retrouver des pépites du passé. Mentions particulières à « The Creation » et surtout « Harm’s Way » de Spock’s Beard.

Le groupe imprime donc une cadence infernale, qui connaît toutefois un bref moment d’accalmie avec « There’s Nothing That God Can’t Change » et « Waterfall » avant de repartir sur un cours de guitare d’Eric Gillette et sur un tellurique « In The Fire ». Bien que très remuant et malgré un public bien secoué, un genou à terre, ce n’est rien en comparaison du pavé nommé « Alive Again » au cours duquel les lascars se sont autorisés le luxe d’échanger les instruments en plein morceau ! Face à cette déferlante, quelques secondes de répit sont offertes au public avant un dernier prêche du Révérend et de ses co-célébrants. C’est vrai, que serait un concert du Neal Morse Band sans quelques odes au seigneur, bien senties comme « Rejoice  », « Oh Lord, My God » ou « King Jesus » ?

C’est bon, l’hostie est avalée ? Alors on peut rentrer chez soi, la tête encore un peu dans les étoiles avant de passer à table et réciter le bénédicité. On pourrait même se passer le bluray qui accompagne le DVD ou si vidéophiles vous êtes, le blu-ray. Quoi qu’il en soit, et pour ceux qui en doutaient, The Neal Morse Band est bien vivant et ce témoignage est un véritable apéritif avant le double CD studio à venir en novembre qui s’annonce paraît-il monumental.

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