:)
26 Mai 2016

Red Bazar

Tales from the Bookcase

par Lucas Linussio

Dans l’univers du rock progressif, chaque système solaire est un sous-genre qui s’approprie un style bien défini permettant une complète renaissance de celui-ci. En effet, on peut trouver un prog plus psychédélique, expérimental ou encore metal. Cependant, nous allons nous intéresser à la partie symphonique en compagnie des Anglais de Red Bazar. Ce groupe formé en 2007 par Andy Wilson, Paul Comerie et Mick Wilson compte 3 albums et un EP à son actif. Avec ce nouvel opus, Tales from the Bookcase s’annonce différent de ses prédécesseurs du fait de la collaboration avec le chanteur Peter Jones. Qu’en est-il vraiment ?

Tout d’abord, le concept est d’être un catalogue d’histoires en rapport aux livres favoris de Peter. Pas franchement original, mais très intéressant puisque les différentes ambiances se prêtent exactement à ce contexte. On arrive bien à se représenter les paroles comme l’était un Trick of the Tail en son temps. Nul doute, les inspirations des musiciens sont puisées à la source du rock symphonique. Bien plus que ça, c’est une (trop) grande fresque que l’on découvre au fur et à mesure que l’on plonge dans les méandres de Tales from the Bookcase. Les ambiances planantes laissent place à des gros riffs syncopés, sans jamais dépasser la barrière du metal. On entend aussi une influence floydienne sur le morceau « In The Beginning ». Et si vous ne trouvez pas votre compte dans tout ce fatras gargantuesque, il suffit d’entendre le sublime « City and the Stars » pour se dire que l’album mérite d’être écouté !

Cependant, Tales from the Bookcase n’est pas exempt de défauts. Déjà, il y a trop d’effets sur les différents instruments, ce qui rend le tout un peu noyé dans le mix. Même si certains artistes arrivent à produire des chefs d’œuvres de longues durées (Tales from Topographic Ocean de Yes par exemple), cet opus de Red Bazar de plus de 70 minutes est bien trop long pour pouvoir l’écouter d’une traite sans se lasser avant la fin du disque. Ce qui est malheureux car l’album n’est pas mauvais. Enfin, on aurait préféré une batterie davantage présente par moment, notamment avec des breaks plus couillus.

Vous l’aurez compris, ce nouvel album pondu par le quintette anglais est en demi-teinte. D’une part, les mélodies sont entêtantes, envoûtantes et planantes à souhait. Et d’autre part, sa longueur pourra rebuter les personnes les moins téméraires. Malgré tout, c’est une bonne galette qui ravira les fans de Genesis et autres merveilles symphoniques d’il y a fort longtemps.

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir