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22 Mars 2016

Ingmar

Ingmar

par Malcolm

On découvre le trio strasbourgeois avec ce premier tour de piste discographique, sous la forme d'un CD éponyme de huit titres. Formé en 2015, l'histoire du groupe est plutôt récente mais les axes de travail déjà cernés: puisant son inspiration dans le monde du cinéma (et notamment celui d'avant garde), Ingmar propose une illustration sonore librement inspirée d'un panel de réalisateurs allant de D. Lynch à J. Cassavetes. En témoignage de cette obsession pour l'image, trois clips vidéo sont déjà à découvrir sur leur site web, illustrant le rock déstructuré du trio.
Naviguant entre noise et rock in opposition, le contenu de ce premier album éponyme peut surprendre l'auditeur, autant par son rendu brut, live, que par sa relative inégalité. Son ouverture sur “ Blue Jack ”, l'un des meilleurs titres de l'album avec ses accents jouissifs pouvant rappeler Gong, pose la barre haute pour le trio. Il pourra parfois peiner à maintenir le même niveau d'intensité et d'inspiration sur la longueur.
Pas de jugement hâtif toutefois: globalement, Ingmar part avec le handicap d'une production audio qui n'est pas parvenue à souligner les nuances et les contrastes d'une musique pourtant riche en propositions intéressantes. L'autoproduction présente des limites évidentes, et gageons qu'une anticipation de ces problématiques pourra mieux révéler le potentiel des Strasbourgeois.
Prenons ce disque pour ce qu'il est, un premier galop présentant un univers personnel marqué, qu'on sent conçu par et pour la scène. Attendons donc de pied ferme que l'essai soit transformé.

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