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03 Février 2016

Orymus

Miracles

par Elisabeth Parnaudeau

On parle plus souvent de la Suisse pour son chocolat, ses montagnes et ses banques que pour sa scène rock. Et pourtant, celle-ci mérite qu’on y jette une oreille car on y fait de belles découvertes. Orymus, ce sont cinq jeunes Bernois qui clament haut et fort que non, le hard rock et le heavy metal des années 70 ne sont pas ringards. Biberonnés à Poison, Whitesnake ou encore Led Zeppelin et Deep Purple pour la touche progressive, ils dépoussièrent le genre à leur sauce avec talent sur leur deuxième album. Riffs ravageurs, refrains entraînants qu’on se prend à chanter à tue-tête et avec délectation, chœurs omniprésents, Miracles est d’une redoutable efficacité. La voix puissante et écorchée juste comme il faut du chanteur Daniel Brönnimman complète fort bien l’ensemble, comme sur le morceau d’introduction « End of the World » ou le rock-sudiste « Testament of a Simple Man ».

Mais la réussite de l’album tient également à la délicatesse qui se dégage sur plusieurs morceaux : l’instrumental « One’s Last Breath », duo de guitare acoustique et de hautbois, la ballade acoustique « Carried Away »… Les thèmes évoqués par Miracles témoignent aussi d’une certaine sensibilité : ils évoquent la vie, la mort, la peur de vieillir (« Fountain of Youth »), la fine frontière entre amour et amitié (« Another Friend of Mine ») avec finesse et poésie.

Miracles, en reprenant les caractéristiques du hard rock des années 70 mais en y distillant une touche personnelle bien affirmée, rend ainsi un hommage réussi aux racines du rock et du métal et on a plaisir à y revenir encore et encore.

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