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26 Janvier 2016

Elephant9 with Reine Fiske

Silver Mountain

par Aleksandr Lézy

Avant même d’écouter un nouvel album d’Elephant9 ou de n’importe quel autre groupe d’ailleurs dans lequel Reine Fiske participe, grandes sont les chances de tomber sur quelque chose de bon, voire bien plus ! Difficile encore de dire si Silver Mountain déroge ou non à la règle mais sur le papier, tout s’annonce sous les meilleurs augures. Quatrième album studio de la formation signée chez Rune Grammofon, composé de cinq longs titres, Elephant9 n’a de pachydermique que la dénomination, explorant avec amour les limbes d’un rock progressif instrumental furieusement psychédélique.

Mené par le musicien de jazz Ståle Storløkken, Elephant9 est à la base un trio norvégien qui fait appel depuis l’album précédent au guitariste suédois Reine Fiske, figure emblématique dans son pays du rock progressif. On lui connaît son implication dans l’inoubliable Landberk, le démentiel mais furtif Morte Macabre, le premier album de Paatos, ses complicités récentes avec Motorpsycho et sa rapide et prolifique ascension avec le fameux Dungen depuis le début du troisième millénaire.
Le groupe scandinave perpétue un rock progressif minimaliste sombre avec une touche psychédélique tourbillonnante. Ståle Storløkken joue de ses claviers avec un sens aigu des traditions nordiques et un goût prononcé pour les sons « vintage ». En effet, les textures jouent un rôle très important dans l’approche musicale d’Elephant9. Au-delà de cette particularité, les cinq morceaux longs (l’album avoisine les soixante-seize minutes tout de même !) permettent aux musiciens de largement s’exprimer dans des structures libres, mais écrites, dont les thèmes s’étendent pourtant, comme dans les musiques improvisées. C’est abstrait et habillement conduit. Attention néanmoins à certaines longueurs comme sur la vingtaine de minutes de « The Above Ground Sound » !

Reine Fiske semble avoir largement trouvé sa place, qui plus est, sans réelle difficulté, se payant même le luxe de proposer sa contribution dans l’écriture de deux titres. Elephant9 délivre incontestablement avec Silver Mountain son meilleur album surpassant le très bon Atlantis sorti en 2012, probablement dû au fait d’une production impeccable, et d’un jeu des musiciens toujours aussi honnête et intemporel. A saluer la reprise improbable et totalement méconnaissable de Stevie Wonder You Are the Sunshine of My Life.

Commentaires 

#1 CHFAB2 28-01-2016 22:32
j'adore ce groupe!
mais j'ai moins aimé ce disque que son précédent, du fait de sa longueur, en effet, et d'une couleur un peu plus foutraque que d'habitude... Pour la première fois, à plusieurs reprises, on sent que les musiciens hésitent, et se perdent un poil parfois...
amitiés!
CHFAB
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