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22 Janvier 2016

And So I Watch You From Afar

Heirs

par Raphaël Dugué

Les Nords-Irlandais de And So I Watch You From Afar ont bénéficié d’une ascension discrète mais constante depuis leurs débuts dans les années 2000 et ont gagné la réputation d’une formation intéressante sans être toutefois adulés.

Comme sur leurs précédents albums, la bonne humeur et la fraîcheur sont les premières choses qui transparaissent de Heirs porté par des rythmes entraînants et des hymnes vocaux. Si les rythmes sont toujours complexes, les Belfastois ont une énergie et une science de la mélodie accrocheuse qui rendent l’album agréable. Le disque se dévoile subtilement au gré des écoutes sans que le quatuor, composé de deux guitaristes et d’une section rythmique, baisse en intensité. Il y a quelque chose qui rappelle l’innocence des premiers disques de Yes quand celui-ci n’avait pas encore débuté son ascension vers les sommets du rock progressif. Le son très caractéristique de And So I Watch You From Afar est toujours présent mais le groupe fait moins appel aux effets électroniques que sur le précédent album. La musique vire même parfois vers le post-rock avec des passages plus atmosphériques et planants tout en gardant une concision dans les morceaux courts.

Heirs manque cependant peut être un peu de profondeur malgré sa complexité et c’est justement ce qui semble faire défaut au groupe pour devenir une pointure sur la scène post-rock.

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