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16 Décembre 2015

Pixel

Golden Years

par Aleksandr Lézy

Pixel fait partie des quelques groupes en marge du catalogue Cuneiform Records, cette frange jazz du label indépendant américain dénicheur de petites formations atypiques. Quatuor norvégien mené par une contrebassiste chanteuse, Pixel dévoile son troisième album Golden Years, fruit d’une expérience acquise sur le terrain des nombreux concerts joués.

A quatre, sans piano mais avec un saxophoniste et un trompettiste, Pixel se prive d’un instrument polyphonique et jongle avec les textures, les mélodies et les harmonies. Mené par la chanteuse et contrebassiste Ellen Andrea Wang, Pixel sillonne les duveteuses voies du jazz contemporain, celui qui mêle les principes de base du genre et les tendances plus modernes comme l’ajout d’influences et/ou de sonorités étrangères.
Golden Years fonctionne comme un grand fourre-tout. Morceaux chantés ou pas, planants ou légèrement relevés, jamais plus, courts ou un peu plus longs sans dépasser les cinq minutes, l’album ne suit pas vraiment d’idée génératrice, mise à part celle de faire jouer les quatre instruments, batterie comprise. Quelques expérimentations furtives pas forcément réussies accentuent le côté mal dégrossi. Pourtant, le groupe ne semble pas se chercher et fonce droit dans une musique « pop » à forte connotation jazz. Le carré de musiciens joue parfaitement, avec de belles nuances et de sympathiques phrasés.

Mais voilà, c’est insuffisant. Pixel tente des choses, frôle par-ci par-là la bonne idée, bien souvent sur les morceaux chantés par Ellen Andrea Wang comme les très agréables « People Pleaser » et « Move On » mais le reste n’apporte malheureusement pas grand-chose, même lorsqu’un soupçon d’attirance, vite dissipé, fait surface.

Distribué par Orkhêstra.

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