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12 Mai 2015

The Kandinsky Effect

Somnambulist

par Aleksandr Lézy
dans

Après un premier album éponyme en autoproduction et un second Synesthesia signé chez Cuneiform, Somnambulist associe l’électro au jazz comme c’est de plus en plus monnaie courante depuis quelques années. L’école scandinave par exemple en est férue avec des musiciens comme Eivind Aarset et Nils Peter Molvaer, mais The Kandinsky Effect pousse cet usage un peu plus loin en ne donnant pas seulement de l’importance au soliste, en l’occurrence ici, le saxophone.

Il n’y a rien à dire, The Kandinsky Effect, dont les musiciens sont canadiens et français, maîtrise son sujet sur le bout des doigts. Son jazz hyper moderne et résolument tourné vers les nouvelles technologies assure sur toute la ligne. Ce jazz enclin à la drum n’ bass et à l’électronique sait se faire massif mais aussi léger dans les moments d’ambiance.
Une basse, un saxophone et une batterie suffisent à créer des morceaux élégants et sophistiqués à la fois. Le saxophone pourtant omniprésent manie la mélodie de manière décomplexée et méthodique tandis que la batterie et la basse interagissent brillamment. Explosive et énergique, la section rythmique engage chaque nouvelle séquence comme un challenge permanent, et ça marche !
Toutefois, alors que l’alchimie est nettement plus palpable que sur l’album précédent qui manquait encore un peu d’identité, il paraît très difficile pour les musiciens de s’extirper du canevas de départ. Et au bout du compte, on ressent dans certains morceaux quelques faiblesses dues à la redondance.

Avec une production extrêmement léchée et soignée ainsi qu’une personnalité de plus en plus affirmée, The Kandinsky Effect affiche au final de solides qualités. Somnambulist dévoile des facettes d’un groupe qui projette les couleurs par touches impressionnistes, telle une toile de maître.

Distribué par Orkhêstra.

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