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16 Mars 2015

the cellar and point

Ambit

par Aleksandr Lézy

Dans un monde où ferait rage la violence, le meilleur moyen de revenir à la paix serait d’inonder la planète de musique, celle qui adoucit les mœurs. Les Américains de the cellar and point en seraient les sauveurs avec une arme, leur tout premier album Ambit signé chez les incommensurables et indémodables Cuneiform Records.

Ce ne sont pas moins de sept musiciens qui composent l’armature du groupe. En véritable petit orchestre classique, the cellar and point ne fonctionne en rien comme un groupe de rock malgré un attirail conséquent : un violon, un violoncelle, un vibraphone, une guitare acoustique et une électrique, une basse et une batterie.

Basée à New-York, cette formation atypique ne joue pas les mêmes cartes que les autres groupes utilisant ce genre d’instrumentarium car the cellar and point lorgne du côté d’un RIO où le rock ne représente qu’à peine dix pour cents du noyau dur. Là où Kayo Dot joue sur le côté sombre et parfois agressif et Univers Zero sur les matières confondues de la musique contemporaine et du rock complexe, ces jeunes musiciens assènent d’une écriture élaborée et sérieuse les contradictions et les ambigüités de ces genres. Parfois, notamment grâce à l’apport du vibraphone, on retrouve aussi des éléments propres à Jaga Jazzist sans sa bonne humeur, car ici les sentiments sont neutres, ni tristes ni joyeux mais doux et raffinés.

Avec une habileté déconcertante, the cellar and point crée des harmonies et des sonorités inhabituelles dans une musique purifiante, apaisante, réussissant à masquer la toute relative imperfection des dissonances que l’on oublie vite. Enregistrée de manière très pure, la musique instrumentale d’Ambit prend son envol magistralement. Le poète Ovide disait : « C’est l’élégance simple qui nous charme », mais ici, c’est bien plus que cela.

Distribué par Orkhêstra.

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