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24 Février 2015

Aura

Noise

par Florent Canepa

Quelques touches de mélodique, un soupçon de hard-rock FM, du progressif mélancolique en morceaux. On parle de Queensryche ? Non, on parle bien d’Aura et plus précisément de Noise qui fait suite à Deliverance paru en 2011 et représente déjà le troisième album de la formation italienne (et à ce jour le meilleur en termes de pochette !). Les titres parlent bien d’eux-mêmes car là où l’essai précèdent était lumineux, ce nouvel album évoque une forme de nostalgie. Mais que l’on se rassure : il s’agit de bruit mental, car rien d’agressif en l’occurrence pour l’auditeur.

Au contraire : l’ensemble propret évoque ce que pouvait faire Arjen Lucassen période Vengeance avec une production un peu plus bétonnée. Même Shadow Gallery, sans le côté précieux, ou (souvenez-vous !) Fate’s Warning. Le mélange est réussi même si parfois on vole un peu bas (à peine « Over the ground » justement, malgré son sympathique effet clavier). La saturation des rythmiques paraîtra d’ailleurs un peu datée pour certains. Mais force est de constater que beaucoup des encarts et soli de Giuseppe Bruno sont admirables et de bon goût – gageure bien souvent dans ce style musical (« Under black skies », enchanteur). « Dream of Memories » montre que l’accent anglais du chanteur/batteur est approximatif (et les paroles un peu vaines…) mais, noyé dans les chœurs, on n’y voit que du feu. Quand le souffle retombe et que le calme acoustique s’installe, le groupe s’en sort également pas mal (« The Distant World »).

On aimerait aimer Aura, on aime même Aura car l’écoute de Noise se révèle un plaisir. Mais pas un plaisir inoubliable, car on ne peut s’empêcher de penser par exemple à Riverside et de constater à quel point les Polonais ont augmenté le niveau de jeu. En tous les cas, l’ensemble est sympathique, donc mérite le détour transalpin.

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