coup de coeur
18 Février 2015

6:33

Deadly Scenes

par Dan Tordjman

Faites chauffer la carte bleue et à la caisse !

NB : Avant de rentrer dans le vif du sujet, l’auteur de ces lignes vous invite fortement à vous jeter SANS AUCUNE RESERVE sur The Stench From the Swelling, le premier effort des malades mentaux de 6:33. Accompagnés de la moitié de Carnival In Coal - le bien nommé et déjanté Arno Ströbl (plus on est de fous, hein ?) - les Franciliens avaient déjà jeté un sacré pavé dans la mare. Là, on parle d’un boulet. Disons le de suite : Deadly Scenes, c’est du lourd.

A l’écoute de ce petit bijou Made in France, on pense forcément aux tricolores de CIC. A l’international quelques noms viennent immédiatement à l’esprit et pas des moindres. Qui peut se targuer aujourd’hui d’arriver à mélanger savamment d’illustres formations comme Faith No More, Devin Townsend et le majestueux Diablo Swing Orchestra (la soprano en moins) ? Levez la main, s’il vous plaît. Personne ? Bon ok, rajoutons également quelques éminents compositeurs de musiques de films comme messieurs Elfman et Morricone. Le chant rappé de « Ego Fandango » rappelle quant à lui les glorieuses heures de Rudeboy (Urban Dance Squad) ou Zak Tell (Clawfinger). Le flow cohabite sans mal avec les parties vocales très bien arrangées de morceaux comme « Modus Operandi » et « Black Widow ».

Et si on vous dit qu’en plus de secouer votre crinière et dégourdir vos cervicales, vous pouvez aussi battre le rythme au pied voire danser, vous nous croyez ? Non ? Eh bien il va bien falloir. N’allez pas imaginer un bal musette mais des titres comme « Hellalujah » « Black Widow » ou « I’m A Nerd » vont vous donner envie de gigoter un peu. Tout cela vous amène à ce p… de pavé éponyme. Treize minutes de pur bonheur, de montée en puissance, de grandiloquence, parfait pour clore la dernière Scène Mortelle, le tout sans en perdre une miette. Ah, il en reste un peu par terre. Ramassez-le, rien ne se perd.

Ah oui, au fait : c’est français et c’est tellement rare une galette française aussi savoureuse de nos jours, que ça mérite d’être signalé. 6:33 gagne ses jalons de fer de lance de la scène progressive tricolore aux cotés de soldats plus aguerris expérimentés comme Lazuli, Rosa Luxemburg ou Conscience (dont on attend le nouvel album avec impatience). Les rangs se resserrent en France, et c’est tant mieux. Une telle qualité mérite votre soutien et à juste titre, ce billet se termine comme il a commencé : faites chauffer la CB et à la caisse !

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