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04 Février 2015

Igorrr & Ruby My Dear

Maigre

par Florent Canepa

Electro. Thrash. Musette. Metal. Baroque. Chroniquer Igorrr peu de temps après Pryapisme, il y a de quoi attraper des crampes de cerveau, me direz-vous. Pourtant, voici Maigre, EP foutraque de Gautier Serre, alias l’homme qui samplait les poules, en activité hallucinée depuis dix ans déjà et Ruby My Dear, solide producteur breakcore toulousain. Leur alliance metal et electro, appuyée par les voix de Laure Le Prunenec et Laurent Lunoir, offre une substance déglinguée qui n’est pas pour tout le monde. Ruptures incessantes et mesures multi-composées peuvent rebuter les plus classiques de nos lecteurs. Ici, c’est la frange folle de votre webzine préféré qui s’exprime.

Carrousel démoniaque, Igorrr balance ses frénésies soniques où l’instrumentation est reine. Quelques cris violents et fantomatiques font de temps à autre leur apparition mais on a principalement affaire ici à un gros bidouillage électronique tordu et farfelu. Même si « Cuisse » nous fait croire une minute à une envolée symphonique, les rythmiques jungle explosives qui suivent nous remettent immédiatement dans le sinueux chemin de la folie. On y croise des voix d’opéra sur tapis de clavecin (« Alain »), de même que quelques discours déjantés qui font sourire et nous font dire que le bonhomme ne se prend finalement pas trop au sérieux. Et fait passer Skrillex pour David Guetta (« Biquette »).

Cinq titres c’est court. Maigre évidemment (haha). Un peu comme un biscuit apéritif. Sauf qu’ici, les chips ont goût de tabasco. De quoi vous allumer le bocal. Et rappelez-vous : les enfants de sept ans ne se disent pas bonjour.

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