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26 Novembre 2014

Stop Motion Orchestra

Instant Everything!

par Jean-Philippe Haas
dans

On vous l’a déjà dit : le Texas, ce ne sont pas seulement les derricks, la country music et les rednecks mal dégrossis à chapeau de cow-boy. Artistiquement parlant, et dans le genre qui nous intéresse, le Texas, c’est aussi Watchtower, ...And You Will Know Us by the Trail of Dead, Opposite Day et Invincible Czars, notamment. Et aujourd’hui, Stop Motion Orchestra, quintette électro-acoustique d’Austin mené par un duo mélodique violon/saxophones et soutenu par une assise rock guitare/basse/batterie. Quelques claviers et autres joyeusetés électroniques viennent donner un peu de couleur à une mixture qui trempe fréquemment dans le jazz et le folklore de l’Europe de l’Est. La basse ronfle, pendant que le violon et la guitare électrique se superposent régulièrement pour tisser des motifs mélodiques, rejoints parfois par le saxophone. Les titres sont courts, trois ou quatre minutes en général, développés autour d’une ou deux idées originales, mais le groupe n’hésite pas à se faire plus audacieux, voire surprenant (« Regal Monster », « Fishery Men »). Pour son côté « fanfare déjantée » et « mélange des genres », Stop Motion Orchestra entretient avec ses compatriotes et amis d’Invincible Czars des connivences évidentes. Mais son rayon d’action est plus large, et les sons synthétiques ont largement droit de cité, jusqu’à parfois mener la danse (« Car Chase », « Instant Everything ! »). Malgré l’utilisation de ces artefacts modernes, le son de l’album reste très live, sans fioritures inutiles, ce qui laisse l’agréable impression d’avoir un groupe qui joue dans le salon. Des sonorités asiatiques, du ska, un peu de funk et quelques autres incongruités habilement intégrées à cet art-rock insolite retiennent l’attention tout au long de onze titres variés autant par les rythmes que les mélodies. Une belle personnalité qu’on a hâte de voir grandir et s’affirmer.

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