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06 Novembre 2014

Lunatic Soul

Walking of a Flashlight Beam

par Maxime Delorme
dans

Un nouvel album de Lunatic Soul, c’est toujours beaucoup d’attente … et un peu de déception, tant les espoirs sont grands. Depuis le premier disque, le side-project de Mariusz Duda, frontman de Riverside, a su plonger son auditoire dans un monde d’ambiances et d’atmosphères particulièrement travaillées. Les deux premières sorties (Lunatic Soul I et Lunatic Soul II), considérés comme un diptyque indissociable, ont placé la barre très haut, d’entrée de jeu. La troisième, (Impressions) faisait plus office de collection de B-sides du premier projet. Alors, quand Mariusz Duda annonce un album de Lunatic Soul, complètement nouveau, on ne peut être qu’impatient de voir ce que ça va donner !

Le résultat est en demie-teinte, tirant quand même du côté positif. Il faut se rendre à l’évidence, Duda ne surpassera probablement jamais Lunatic Soul I. En acceptant cette idée, Walking on a flashlight beam demeure un bon album, teinté de ces ambiances que le Polonais a appris à maîtriser avec le temps. On retrouve quelques recettes déjà exploitées (« Gutter » aux sonorités orientales rappelant « Out on a Limb »), des morceaux ambiants sombres (« Cold »), et quelques bonnes trouvailles plus optimistes (« Treehouse »). Globalement, il est difficile de le décrire à quelqu’un qui n’aurait jamais écouté Lunatic Soul. Il s’agit d’un patchwork hétéroclite de pièces ambiantes tirant à elles la couverture sur un ensemble de styles divers (électro, rock, ambiant, pop par moments). Si le résumé n’est pas franchement alléchant, laissez-vous tout de même tenter par l’écoute. Mariusz Duda a su nous convaincre au fil des années de ses talents de compositeur par le biais de pistes comme « Treehouse » ou « Walking on a Flashlight Beam ». En effet, de ces compositions transpire une beauté qui découle d’un travail particulièrement fin de la musique, du choix des sonorités, de l’écriture et de la production.

Walking on a Flashlight Beam n’est pas Lunatic Soul I. Peut-être du fait de l’absence de surprise ou de l’attente trop forte. Pour autant, cette dernière production reste une addition d’excellente qualité à la discographie de Duda. C’est propre, c’est net, c’est bien fait, et ça se réécoute très bien.

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