:)
23 Septembre 2014

The Pineapple Thief

Magnolia

par Renaud Besse Bourdier
dans

On avait quitté The Pineapple Thief en 2012 sur un formidable « Reaching Out » de dix minutes, concluant le très bon All The Wars. Ce morceau, lente et glorieuse lamentation pop, semblait annoncer la couleur pour la suite mais, dès la première écoute du nouvel album Magnolia, on constate qu'il n'en est rien : aucune des pistes ne dépasse la barre des cinq minutes. Selon les dires du compositeur et leader du groupe Bruce Soord, ses œuvres n'ont pas besoin de s'étendre en longueur pour s'exprimer pleinement. Verdict ?

The Pineapple Thief signe ici un opus qui a l'intelligence d'alterner et de mélanger émotion et énergie. La première minute du morceau qui ouvre l'album - qui rappellera les groupes pop-punk de la grande époque à certains – par exemple, se construit dans le calme avant d'exploser dans tous les sens à coups de riffs ravageurs. Tout Magnolia est, malgré son côté pop douceâtre, extrêmement expéditif : le groupe va directement à l'essentiel. « Waste no more time », chante Bruce Soord sur « Simple as that ».

Tout l'album semble osciller entre deux tendances : la première installe des claviers et autres cordes dans la douceur pour accompagner la voix plaintive de Bruce Soord (notamment sur « Don't Tell Me  »), tandis que la seconde est guidée par une section rythmique extrêmement groovy, ce qui dynamise les pistes les plus calmes (« A Loneliness », « Coming Home »). Par moments, des riffs de guitare complètement déjantés viennent faire office de feu d'artifice, et leur présence parcimonieuse les rend d'autant plus bienvenue.

Comme toujours, l'influence de Radiohead est évidente, mais avec cette approche extrêmement pop, The Pineapple Thief se rapproche plus du son d'un groupe comme The Servant... ce qui nous amène à la conclusion suivante : oui, la durée réduite des pistes de Magnolia est un énorme plus pour le groupe et les compositions de Bruce Soord sont plus riches quand elles sont plus compactes, mais on peut vraiment se demander ce qu'il reste de progressif à The Pineapple Thief. Mais ce ne sont que des réflexions d'étiquettes, car ce qu'il reste au final, c'est que Magnolia est un excellent album de musique.

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir