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22 Août 2014

Jack O’ The Clock

Night Loops

par Jean-Philippe Haas

Il y a un an à peine, Chromatique vous faisait découvrir cette formation californienne atypique, inventeur de l’invraisemblable collision entre le folklore américain, le minimalisme et la musique de chambre...encore qu’une telle définition ne vaille tripette à l’écoute d’un album de Jack O’ The Clock, car les combinaisons se font se défont sans qu’on ait le temps d’y coller une fichue étiquette. Night Loops ne fait pas davantage de concessions à la simplicité que ses prédécesseurs mais continue à rejeter l’idée de l’hermétisme parfois propre à l’expérimentation.

Glockenspiel, vibraphone, marimba et nombreuses autres percussions, violon, piano, clarinette, basson, guitare acoustique… hormis la présence fréquente de la basse, le recours aux instruments électriques ne se fait qu’en dernier ressort, une guitare par ci, un clavier par là. Malgré cette charte assez stricte, il reste difficile de caractériser fidèlement ce quatrième album de la bande à Damon Waitkus, plus calme encore que All My Friends. On peut parler de folk expérimental (« Bethlehem Watcher », « Come Back Tomorrow », « Rehearsing the Long Walk Home »), d’illustration sonore expressionniste (« Tiny Sonographic Heart », « Furnace », « How The Light Is Approached », de musique de chambre contemporaine (« Salt Moon »), ou simplement de pop-folk décalée (« Down Below ») mais, à défaut d’être la meilleure manière de motiver les indécis, « folk ambiant minimaliste » reste peut-être la description la plus pertinente pour décrire Night Loops. Les curieux iront se rendre compte par eux-mêmes sur la page Bandcamp du groupe, avec la promesse de faire une rencontre déroutante.

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