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04 Juillet 2014

OvO

Abisso

par Aleksandr Lézy

Des catacombes, une descente sous terre, presque aux enfers, un climat de terreur oppressant, terrifiant. Une odeur méphitique enivrante pour une expédition qui ne connaîtra peut-être aucune issue. C’est dans ce climat froid et obscène, à la croisée du monde sadomasochiste et des tribulations d’un psychopathe en quête de frissons malsains que l’auditeur d’Abisso se trouvera perdu, déboussolé par tant de noirceur, de grincements, craquements et tortures auditives voire psychiques. Ce que l’on ressent en écoutant OvO, c’est ce que l’on aimerait ressentir en regardant un film d’horreur, de la peur, de l’angoisse, de l’effroi.

Cette introduction assez explicite pour ne pas en rajouter mérite tout de même quelques précisions musicales supplémentaires. OvO est un duo italien dont les membres sont cagoulés sur scène. Une femme Stefania Pedretti, la Trent Reznor du chant au féminin, aux guitares et basses et au plus surprenant « field recording » qui consiste à enregistrer des sons en dehors du studio d’enregistrement et à les intégrer ensuite au travail clinique. Un homme Bruno Dorella à la batterie acoustique, électronique et aux synthétiseurs (modestes). Le tout forme un rock noise dégoulinant, extrêmement noir, musicalement très bien agencé, contrôlé, où chaque son dévore le tympan. Perturbant et dérangeant, cet album qui s’ajoute à quelques autres déjà sortis sent le souffre dans lequel on a envie de se replonger, tel un véritable plaisir défendu.

Commentaires 

#1 Ghd 24-06-2016 22:54
Fantastique notes malheureusement , n´est pas satisfaisante solution questionner l´original sur
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