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19 Juin 2014

Steve Moore

Light Echoes

par Aleksandr Lézy

Fier et digne descendant de Tangerine Dream et Klaus Schulze, Steve Moore aime s’encanailler avec son armada de synthétiseurs analogiques et produire de longues plages proches de l’électro progressif et de la techno minimale sans boom boom. Le presque quarantenaire qui a mis de côté un temps Zombi laisse dériver ses idées sans se poser de limites.

Le titre Light Echoes reflète parfaitement le caractère éthéré de cet album. Des notes de synthétiseurs qui tournent et retournent sur elles-mêmes, des nappes lentes, épurées qui jouent avec le temps, dans la durée. On étire les patterns sans les déstructurer. On joue avec la répétition comme le vent dans une éolienne. Aucune batterie, nulle guitare, juste le fruit de la superposition des ARP Solus, des Elka Rhapsody 490 et autres Prophet 600 … Le rendu est saisissant, presque irréel.

Un peu en dessous de The Henge son premier album solo sorti en 2007, Light Echoes apparait comme un pan primordial dans la discographie de Moore. Celui qui fait le lien entre ses influences profondes, sa carrière de musicien prolifique, multi-instrumentiste, bassiste au sein de Titan, claviériste et tête pensante dans le duo Zombi. Certes, les morceaux se ressemblent un peu tous, jouent avec les nerfs dans la longueur (vingt-huit minutes pour « Ancient Shorelines II »). Mais il y a toujours une astuce pour attirer l’oreille de-ci de-là, donnant à cette « space music » une dimension artistique cosmique.

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