:|
10 Juin 2014

Museo Rosenbach

Barbarica

par Aleksandr Lézy

Tel un appel du pied Zarathustra – Live in studio sonnait clairement le retour du groupe. Quarante ans après leur unique succès, Museo Rosenbach donnait un coup de jeune à son incroyable album et un coup de fouet à sa carrière. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour revenir ! Les Italiens créent dans la foulée la sensation en publiant enfin et une bonne fois pour toute, un disque neuf, quelle qu’en soit la teneur.

Barbarica se compose de cinq morceaux dans la plus pure tradition du rock progressif symphonique italien. Il est impératif de ne pas en attendre plus pour apprécier la musique de Museo Rosenbach. Le groupe maîtrise son affaire, tout se déroule avec fluidité et contrôle de la mélodie. Les harmonies sont puissantes et intenses, concentrées entre des développements de parties chantées puis instrumentales pleines de rebondissements. C’est donc un constat plutôt positif en première impression.
Museo Rosenbach, c’est évidemment une musique progressive vivante, classieuse, teintée d’émotion et de volupté, alliant couleurs passéistes avec les sons générés par les claviers et modernité avec la guitare de plus en plus saturée. Mais c’est aussi, une machine à écrire de puissantes chansons dont les paroles fleurent la simplicité, mais qui menées par Stefano Galifi prennent toute leur ampleur.

Barbarica remet Museo Rosenbach dans le marché en perte de vitesse du rock progressif. En ne se privant de rien mais en se gardant d’aller trop loin surtout dans la production datée, les Italiens ont su améliorer une formule déjà bien caramélisée en proposant des morceaux tels que le superbe « Il Respiro del Pianeta  ». L’expérience a parlé, mais pour encore combien de temps ?

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir