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17 Avril 2014

Amphetamin

At The Dawn Of Twilight

par Dan Tordjman

Toutes proportions gardées : et si un vent de renouveau soufflait sur la scène progressive française ? Sérieusement, la question se pose. Depuis quelques mois, vous pouvez voir fleurir dans les colonnes de votre webzine préféré des articles sur des groupes et artistes made in France. Certes le mouvement était déjà initié par Klone et la Klonosphere, mais la qualité se trouvait également dans des productions diverses comme celles notamment d’Anasazi (dont le nouvel album sera très bientôt chroniqué ici) et plus récemment, Wolve.

Voila donc qu’aujourd’hui nous parlons d’Amphetamin qui évolue dans des sphères pour le moins différentes de ses camarades, puisque le trio livre un post-rock chiadé, parfois couillu comme sur « E-Rased » sur lequel les riffs lourds, flirtant avec le stoner se marient parfaitement avec la voix de Sébastien, empreinte de multiples expressions.

La première écoute se veut attentive, précise car l’on perçoit les détails et les éléments propres au post-rock : une montée en puissance lente, lancinante, faite de couches sensorielles qui viennent se poser une à une et mettre l’auditeur dans tous ses états. Les instruments, notamment la guitare et la batterie, sont exploités et approchés sous tous les angles, apportant ainsi finesse et puissance. Que dire alors du titre éponyme qui saura vous captiver, ou l’implacable progression de « Wish & Fall » dont vous ne ressortirez pas indemne.

La consistance est de mise sur At The Dawn Of Twilight. Elle côtoie en sus flamboyance, lyrisme et puissance. Amphetamin est amené à se faire un nom sur la scène post-rock nationale et plus généralement sur la scène mondiale. Il se passe un truc en France, comme un vent de renouveau…

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