:)
13 Mars 2014

Not a Good Sign

Not a Good Sign

par Aleksandr Lézy

Certaines alliances, ne les citons pas, ne fonctionnent pas. D’autres pourtant fusionnent avec élégance et panache, sans trahir quelconque identité ni débiter un amas de compétences inutiles, témoignant d’une véritable capacité à engendrer de la qualité. Il va s’en dire que derrière les projets en tout genre se cachent souvent, comme dans le pâté en croûte, une matière, qui n’est pas toujours de bon goût. Pourtant, sous l’initiative du label de Paolo Botta et Francesco Zago de l’excellent groupe Yugen rejoints plus tard par Gabriele Colombi et Alessandro Calandriello de La Coscienza di Zeno, Not a Good Sign prend forme.

Avec cet album éponyme, les Italiens n’inventent rien mais font de leurs connaissances un travail sacrément bien ficelé, empruntant à droite à gauche quelques ficelles qui marchent à tous les coups, comme l’alternance de passages rentre-dedans avec de longs moments d’émotion, de mélodies sirupeuses avec une fusion abrupte et décomplexée, sans parler de la voix d’Alessandro. En effet, même si son accent anglais n’arbore pas sa plus belle toison, elle donne un sacré coup de pouce à ce rock progressif moderne, presque scandinave.

L’erreur, si l’on peut dire ainsi, aurait été de faire une redite de leurs groupes respectifs, un conglomérat qui ne serait pas allé vers autre chose qu’une musique qu’ils auraient déjà proposée. De cette manière, ces musiciens surprennent, amènent une part de mystère, de mélancolie planante sans mollesse. Not a Good Sign est au final un album prenant, vintage et moderne à la fois, qu’il faudra savoir apprivoiser lentement.

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir