coup de coeur
25 Février 2014

Glass Empire

Cognitive Dissonance

par Dan Tordjman

L’histoire a prouvé, par le passé, que certaines villes abritaient (et continuent d’abriter) moult formations musicales de qualité reconnue. Citons par exemple Seattle qui nous a donné Pearl Jam, Queensrÿche ou Soundgarden ; Göteborg berceau d’In Flames, Dark Tranquillity, At The Gates, Evergrey ou encore les cinglés de Freak Kitchen. L’histoire nous prouve aujourd’hui qu’il faut rajouter Brisbane (pour Caligula’s Horse, The Butterfly Effect, Dead Letter Circus ou Echotide) et Melbourne à cette liste. La ville australienne a vu naître en ses murs des groupes de qualité (tous couverts par votre webzine préféré, bien évidemment), comme ToeHider, NeObliviscaris ou Twelve Foot Ninja … et Glass Empire.

Cette formation menée par le chanteur / guitariste Ben Rechter a de quoi éveiller intérêt et curiosité. Elle a d’ailleurs pris part au dernier Progfest aux côtés de Caligula’s Horse et ToeHider. Derrière Cognitive Dissonance, se cache un groupe qui ne s’impose aucune limite. Bien qu’à priori fortement marqué par Dead Letter Circus, ces jeunots brassent assez large sur les cinq titres qui composent ce mini-CD. On passe des riffs bien lourds de « Pariah » et « Sounds » à des morceaux sur lesquels ont été saupoudrés quelques grains de folie © The Mars Volta & Rush comme « The Swarm » et le génial « Clarity ». On pourrait, si l’on ose -allez, osons-, parler de Protest The Hero pour les parties de guitare répétées en boucle. Le chant de Ben Rechter varie à l’image d’un Kim Benzie (Dead Letter Circus), alternant entre puissance et quelques envolées lyriques bien senties. Il convient d’ajouter à tous ces éléments alléchants une production soignée, claire, boostant littéralement les compositions (en particulier « Sounds », torticolis garanti).

En cinq titres, Glass Empire place haut la barre en faisant montre d’un certain talent de composition et d’arrangements, et donne envie de s’attarder avec passion sur un prochain album à venir. Venir bousculer Karnivool et Dead Letter Circus ? Pourquoi pas, en tous cas, c’est tout le mal qu’on leur souhaite. De toute façon, c’est toujours la même rengaine : l’avenir du progressif passe par l’Australie… vous connaissez la suite. Eh bien oui !

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