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09 Décembre 2013

Clive Nolan

Alchemy

par Aleksandr Lézy

On ne peut nier le rôle prépondérant qu’a eu Clive Nolan sur le renouveau de la scène progressive européenne au milieu des années quatre-vingts avec Pendragon puis avec Arena notamment. Son neo-progressif possédait le savoureux mélange de la mélodie accrocheuse et de l’efficace formule structure longue et soli planants. Malheureusement, l’alchimie, puisque c’est le titre qui s’impose ici Alchemy, n’a pas vraiment l’étoffe des prétentions qu’il affiche.

Sur le principe de l’opéra rock, Clive Nolan, comme il l’avait déjà fait une première fois avec She en 2008, fait défiler les pistes comme autant de petites scénettes, déroulant le fil de l’histoire. Sur fond d’enquête policière et de mystère étrange, c’est un lot de chanteurs et chanteuses divers et variés qu’il n’est pas nécessaire de citer, l’anonymat suffira amplement, qui surjouent des mélodies vocales banales, souvent la répétition du thème sous-jacent. Loin de vouloir planter un couteau dans le dos ou tirer une balle à bout portant sur Clive Nolan, il parait inconcevable à notre époque de se donner autant de mal pour si peu ...
Musicalement, ça tient plutôt la route mais l’équilibre entre rock et metal semble mal assumé. L’un, sirupeux, associé à l’autre un peu simplet n’aide pas à la cohérence du projet. Les sons de claviers affirmés sont définitivement obsolètes tandis que les moments musicaux forts sont entrecoupés par un trop plein de moments faibles ou inutiles. Le cruel manque d’efficacité et d’accroches imprègnent Alchemy d’une sensation d’ indigeste mal abouti.

Avec un acte II un peu plus prenant que l’acte I, Clive Nolan arrive trop tard pour faire revenir sur une mauvaise impression. « Tide of Wealth » par exemple ne saurait mentir sur le ridicule de certaines chansons … Avec le DVD, peut-être ? Le doute plane …

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