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18 Novembre 2013

Flying Colors

Live In Europe

par Dan Tordjman

L’auteur de ces lignes n’avait pu assister au concert de Flying Colors donné l’an dernier à Paris. Il se faisait donc une joie de pouvoir croquer ce Live In Europe, la réunion de tels musiciens ne suscitant qu’une envie : les voir interagir sur scène. C’est donc tout heureux qu’il lançait le premier des deux CD qui composent ce témoignage Live. Il tient également à préciser à toutes fins utiles que la rhino-pharyngite qui le paralyse au moment où il rédige sa chronique n’altère pas pour autant son audition… et se demande du coup si la guitare de Steve Morse était accordée au moment d’attaquer « Blue Ocean ». A ce niveau-là de reconnaissance, quand on s’appelle Steve Morse c’est une faute professionnelle ! Le chroniqueur part d’emblée avec un à priori négatif, d’autant plus que l’intérêt d’un morceau comme « Blue Ocean » est son côté entraînant, enjoué, qui fait taper du pied à l’écoute. Enfin, pour une raison que le commun des mortels ignore (seuls les cinq protagonistes concernés pourraient répondre), le tempo est honteusement ralenti.

Pour ce qui est des titres, pas de surprise, l’intégralité de l’album est logiquement interprété et agrémenté de quelques extraits issus des discographies de Steve Morse, Dream Theater, des Dregs & Spock’s Beard. Avec en plus, une (énième) reprise d’« Hallelujah ». On notera ègalement celle de « Repentance », logiquement chantée par Mike Portnoy, lui-même en étant le parolier. A vrai dire, l’auteur de ces lignes se demande si, sur ce disque, le batteur ne chanterait pas mieux que Casey McPherson dont le chant se situe à la limite de l’insupportable. A trop vouloir copier Dave Matthews, on se retrouve avec un chanteur à la bouche remplie de chewing-gum. Et ça, ça ne le fait pas.

Avant d’arriver à cette partie de la chronique, vous devez penser que l’auteur de ces lignes ne trouve que des défauts à ce Live In Europe. Ce n’est pourtant pas le cas. La production est plutôt bien équilibrée et l’interprétation est, on s’en doute, impeccable, en dépit des écueils mentionnés en début d’article. Mais même si les interventions vocales de Neal Morse & Mike Portnoy apportent un peu de fraîcheur au produit, comme sur « Kayla » ou « Infinite Fire », la déception a de quoi être légitime.

Commentaires 

#1 Pierra 19-11-2013 22:34
Je ne serais pas aussi critique, je trouve que tous ces "petits écarts" contribuent a donner de l'authenticité et de la vie à l'ensemble. Et June... au delà du tube définitif, cette nouvelle interprétation prend des couleurs vraiment plaisantes.
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