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05 Octobre 2013

Yuka and Chronoship

Dino Rocket Oxygen

par Aleksandr Lézy

Dans la ribambelle de groupes japonais et autres pratiquant le rock progressif, la valeur sûre du moment à piocher dans le chapeau du magicien est sans conteste Yuka & Chronoship ! Il n’est pas question de les encenser ici parce qu’ils ont fait appel à Roger Dean pour leur logo et la pochette, qui, soit dit en passant, ne mérite pas le détour, mais bien pour leur musique qui contraste énormément avec la piètre idée que l’on pourrait s’en faire au premier abord.

Yuka & Chronoship fait voyager l’auditeur aux confins de trois aventures épiques, comme autant de morceaux composant l’album. Trois longues pièces ou « suites » de trois à cinq parties emplies d’excellents moments, de riffs poignants, et de soli de synthés et de guitares à tomber à la renverse. Sans exagérer, pour du rock progressif, Yuka & Chronoship sait varier les plaisirs avec beaucoup de nuances, faisant montre d’une grande sensibilité, proche de celle que l’on peut croiser en musique classique. Et même si parfois, le qualificatif de « japoniaiserie charmante » pourrait s’appliquer, on ne peut rester insensible à la virtuosité et à l’élégance de sa musique, excepté les quelques apparitions vocales. On pense à leurs compatriotes de feu Marge Litch pour le côté épique, Outer Limits et Gerard pour les envolées de claviers.
Yuka se démène comme un diable pour faire vivre un moment fort et explosif. Dino Rocket Oxygen bénéficie d’une belle production, propre et soignée. Le concept tournant autour des éléments de la terre fonctionne parfaitement et le côté instrumental, qui apporte énormément à l’énergie de l’ensemble, est assumé sans trop jouer de la démonstration. Un disque fort, à ne pas rater, pour son élégance et sa grâce.

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