coup de coeur
30 Septembre 2013

Helm

Vol. 3… Panthalassa

par Dan Tordjman

Lucas Stone fait figure de prophète en son pays, du moins sur la scène metal. Eminence grise de feu-Tension, le musicien de Brisbane (qui a dit : encore un ?!) a mis sur place en 2008 Helm, dans lequel il donne réellement libre cours à de nombreuses expérimentations musicales. Dès le premier effort Vol. 1 … Keelhaul, le décor est planté et quelques curiosités attisées. La confirmation a lieu l'année suivante avec Vol. 2 … The Winter March salué à travers tout le pays par la presse spécialisée. Il fallut néanmoins patienter quatre ans en dépit de deux singles avant de voir le groupe revenir sur le devant de la scène avec ce troisième volume.

Abstraction faite de l'intro acoustique qui n'est pas sans rappeler Opeth, on rentre dans le vif du sujet avec l'épique « Iron Wall » qui malgré son début agressif montre le goût de Lucas Stone pour des plages atmosphériques et mélodiques. Dire que ce titre résume à lui seul l'identité musicale d'Helm serait vite aller en besogne, mais on a là une belle idée de ce à quoi on peut s'attendre au fil du disque, à savoir un panel assez large oscillant entre violence et calme… un peu comme Opeth en somme, à cette exception près : Mikael Åkerfledt n'a jamais joué des notes aussi aiguës que celles de Stone sur « Bermuda » et « Albatross ».

On est en présence ici de titres qui respirent à pleins poumons. Impossible de perdre une miette de pièces épiques comme « Desert Storm » ou « The Taxidermist » ainsi que de morceaux plus concis mais tout autant enivrants tels « Drag The Anchor » ou le limpide « Cull » chanté en sa totalité en voix claire. La qualité des arrangements est là, c'est indéniable, et la production rend réellement justice à l'ensemble des titres, car claire, équilibrée et sans faute de goût quant à la question du mix. Il est clair que Vol. 3… Panthalassa ravira les amateurs de metal progressif chiadé, soucieux du détail. Il vous emportera dans un univers teinté de couleurs à dominante sombre, mais jamais un tel voyage ne vous paraîtra aussi beau que celui-là surtout avec une aussi jolie conclusion que « After The War ». En fait, Helm, c'est un peu comme si vous écoutiez un album d'Opeth sauf que ce n’est pas le cas. Et puis, allez, soyons fous : si Opeth était Australien, il se nommerait Helm. D'accord ? Pas d'accord ? A vous de nous le dire. L'avenir du progressif passe sans aucun doute Down Under. Et Vol. 3… Panthalassa en est une nouvelle preuve. Susciter ainsi le débat ? La parole est à vous.

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