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04 Septembre 2013

Albion

The Indefinite State of Matter

par Florent Canepa

L’île d’Albion est formée de six péninsules en tout, ce qui est finalement peu et augure l’administration de morceaux plus ou moins fleuves. Un plongeon est proposé dès la première piste (instrumentale) qui installe des airs familiers proche de Marillion (pour le climat emphatique et la guitare à l’honneur), tentant parfois des virages synthétiques comme en propose Ayreon.

Les cordes sont d’époque, comprenez clavier lorsque l’on appelait cela encore un synthé, ce qui pourra il est vrai rebuter, à l’heure des productions où l’échantillon offre plus de mesure. Pas vraiment dramatique finalement car les dix premières minutes de The Indefinite State of Matter se sont déjà écoulées…

Bienvenue en terre polonaise ! Un pays qui nous prouve chaque jour que le progressif est en effervescence, une sortie passionnante chassant l’autre. Soyons honnête d’emblée : difficile d’éprouver une totale passion ici. On va faire le même reproche de prononciation anglaise qu’à certains groupes français ce qui fait finalement se poser une vraie question : le polonais en progressif chanté, cela donnerait quoi ? Nemo a répondu depuis longtemps à l’équivalent du côté de chez nous. Bref, là n’est pas la question non plus car la voix de Katarzyna Sobkowicz-Malec n’est pas non plus désagréable. Des riffs et soli émergent sur « Children’s Rhyme » mais c’est peu.

Rien n’est foncièrement désagréable dans cette production mais la platitude rythmique (en invités ici et non membres permanents) fait souvent basculer le groupe plus vers le pur atmosphérique un peu barbant que dans la force de l’inspirateur sus mentionné. On écoute polishment. Et on s’excuse comme le groupe le fait lui même en expliquant que les compositions avaient été réalisées en 2010 et qu’elles ont été quelque part déterrées par le patron du label. Comme un goût d’inachevé donc, même pour eux…

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