coup de coeur
28 Août 2013

James LaBrie

Impermanent Resonance

par Dan Tordjman

Ne nous le cachons pas : quand James LaBrie a sorti Static Impulse il y a trois ans, on a presque tous cru à une blague de la part du chanteur canadien. A posteriori, c'était tout sauf une plaisanterie. Alors James a pris les mêmes et a recommencé pour un résultat similaire : un metal moderne, sans concession, aux antipodes du progressif chiadé des deux volets de Mullmuzzler.

Sa devise, c'est droit au but et rien de plus. A la différence de Static Impulse, l'école de Göteborg a été quelque peu désertée et les protagonistes parviennent à imposer leur style, à savoir un metal moderne et mélodique flirtant parfois à la limite du Power Pop cher à certains groupes américains. L'esprit de groupe est plus présent que sur l'album précédent, la cohésion est bien plus marquée. Les bases jetées sur Static Impulse ont pris racine. L'arbre a ainsi pu déployer ses branches et donner des fruits jutueux et variés. Des des refrains entêtants et accrocheurs comme « Agony », « Undertow », « Say You're Still Mine » peineront néanmoins à éclore.

Moins extrême, bien que des parpaings comme « Undertow » ou « I Will Not Break » auront autant d'effet que l'ouragan Sandy, le propos se veut simple et très accessible. Des titres plus lents comme (encore) « Say You're Still Mine » et « Back On The Ground » aux forts de relents de Daughtry et Nickelback surprendront de prime abord avant de finalement trouver leur place et leur légitimité sur le disque.

Et James, dans tout ça ? Il est dans son élément, dans ce registre ni trop grave, ni trop aigü, confirmant le constat fait déjà depuis plusieurs albums et se montre réellement à l'aise, bien plus à son avantage que dans Dream Theater. Marco Sfogli magnifie les riffs composés par Matt Guillory et Peter Wildoer … au final, que dire ? Il nous avait déjà bien calmés tant à la batterie que derrière le micro et là, il en repasse une couche, c'est tout. Le tout est parfaitement mis en relief par le mix de Jens Bogren (pouvait-il en être autrement, en réalité ?). Matt Guillory forme avec James LaBrie une paire très complémentaire. Certes, ce n'est ni Lennon / McCartney ou Simon & Garfunkel mais l'osmose est bien présente. Et on ne va pas s'en plaindre !

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