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23 Juillet 2013

Fish

Gone Fishing – Leamington Spa Convention 2012

par Jean-Philippe Haas
dans

Leamington Spa, octobre 2012. C’est dans cette charmante ville thermale du Warwickshire, en plein cœur de l’Angleterre, que s’est tenue la dernière convention Fish. Ce coffret ne présente que le concert du second jour, sous forme de deux CD et d’un DVD du spectacle. La prestation de la veille est également disponible à la vente sur le site de l’artiste mais sans l’image, et avec une setlist complètement différente (à l’exception de « Grendel »).

Evénement oblige, Fish a réservé à son fervent public quelques surprises, dont la reprise de titres très anciens, époque Marillion. Louable intention, sauf qu’entre-temps, le grand gaillard a perdu quelque peu de ses capacités vocales. Ouvrir sur l’inattendu « Script for A Jester’s Tear » n’était donc pas un défi facile à relever. Le résultat s’avère pourtant fort honorable. Tout de même, notre sémillant ami tend un peu le bâton pour se faire battre en choisissant d’interpréter des chansons issues d’une période où sa voix faisait encore des merveilles. Ainsi, même s’ils sont accordés plus bas, on le voit à la peine sur certains passages ardus (l’enchaînement « Jigsaw »/« Freaks » est particulièrement éprouvant, et « Grendel » n’est porté que par l’ardeur du chanteur et de son public). On saluera néanmoins la témérité de l’initiative, guidée, on peut le comprendre, par le désir de plaire à ses supporters les plus nostalgiques. Surpris et ravis, ces derniers ne sont pas là pour juger de la performance technique et expriment leur enthousiasme. Fish n’a rien perdu de son énergie ni de son humour qui se manifeste dans ses longues discussions avec l’assistance.

Durant cette convention, l’Ecossais a aussi interprété de nouveaux morceaux, tirés son prochain album en cours de préparation, A Feast of Consequences. Le concert du dimanche comprend ainsi le titre éponyme, très énergique et probablement futur classique, et « The Other Side of Me », plus calme, atmosphérique, et qui représente ce qu’il reste de progressif dans la musique du bonhomme, piano et solos aériens à l’appui. Cela présagerait-il un retour à des compositions dans l’esprit de celles de Vigil in A Wilderness of Mirrors ? J’en vois soudain qui se réveillent, là-bas au fond.

Pour voir Fish en grande forme, avec une voix digne de ce nom, on ne saurait trop recommander le superbe double DVD de sa tournée acoustique Fisheads Club Live. Ceux qui préfèrent les performances électriques trouveront toutefois en Gone Fishing… de quoi les satisfaire, ou de quoi les faire patienter dans l’attente du nouvel album prévu pour la rentrée 2013.

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