coup de coeur
19 Juillet 2013

Divided Multitude

Feed On Your Misery

par Dan Tordjman

Ils sont de retour pour nous jouer un joli tour. Un peu moins de trois ans après leur tournée en ouverture de Shadow Gallery, Divided Multitude revient squatter les platines avec son nouveau méfait Feed On Your Misery. Toujours sous la férule des frères Harøy, les Norvégiens confirment leur retour au premier plan amorcé en 2010 avec Guardian Angel.

Ne vous y trompez pas « Esperanto », n’a rien d’une musique d’accueil du village Club Med Mexico Yucatan. Le gang des frères Harøy reste fidèle à sa ligne de conduite, à savoir un mélange entre riffs de guitares heavy au possible, flirtant parfois avec le Thrash façon Testament ou Megadeth... c’est à se poser la question : si Megadeth faisait du metal progressif, il sonnerait peut-être comme Divided Multitude. Ce disque est un brûlot bien lourd. La faute, si l’on peut dire ainsi, à la production en béton armé de Jacob Hansen, responsable entre autres des dernières sorties de Volbeat, Pretty Maids, Anubis Gate ou Wolverine.

A l’écoute de quelques briques comme le titre éponyme, « Feed On Your Misery », « What I See » ou « Scars » il sera difficile ne pas penser à Queensrÿche, Pagan’s Mind, Conception, Beyond Twilight ou Andromeda, des formations somme toute réputées pour leur mélange de finesse et de puissance. Le sceau Made in Scandinavia est bel et bien présent et contribue à l’élan initié par les groupes précédemment cités. Feed On Your Misery est un vrai disque de metal progressif, sans concession, qui ravira les amateurs de double grosse caisse non sans trouver toutefois un certain équilibre entre mélodie et puissance. Le seul bémol risque d’être la voix de Sindre Antonsen, au son de laquelle certains pourraient tiquer. C’est l’unique défaut qu’on pourrait trouver car n’est pas Russell Allen qui veut. Mais que ceci ne vienne pas gâcher votre plaisir. Vous passeriez à côté d’une bonne petite production. Christer Harøy n’a jamais paru autant en forme à l’écoute de ses riffs en fer forgé… et entre nous, ce serait bien dommage de s’en priver.

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