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12 Juillet 2013

Anton Johansson

Galahad Suite

par Dan Tordjman

Les plus anciens de nos lecteurs se souviennent sans doute de Mister Kite pour lequel nous avions chroniqué les deux disques. Dix ans ont passé, le groupe a baissé pavillon et ses membres ont depuis vaqué à leurs activités. Le bassiste Anton Johansson a quitté la formation pour se consacrer corps et âme à ce projet Galahad Suite. Le Suédois s’est acoquiné avec de nombreux musiciens en guise de line-up principal, parmi lesquels on trouve Linus Abrahamson (Andromeda) et Mats Bregentz (Mister Kite). Une pléiade d’invités est à noter sur ce projet notamment Mattias IA Eklundh (Freak Kitchen), Magnus Karlsson (Starbreaker, Allen/Lande), Lalle Larsson (Karmakanic), Jens Johansson (Stratovarius), Alf Wemmenlind et Magnus Kristensson (tous deux de Mister Kite).

S’attaquer au mythe de Galahad inclut d’avoir une ligne directrice grandiloquente, le tout via un concept dévoilé en deux disques. Faux...même si cela risque de déplaire à certains. A l’inverse d’un Arjen Lucassen rompu à l’exercice du double album, Johansson a, quant à lui, décidé de la jouer plus édulcorée en seulement quarante-six petites minutes, serait-on tenté de dire. Avec une pointe d’à peine sept minutes, les amateurs des œuvres théâtrales progressives risquent de rester sur leur faim. Pour autant, de nombreux paramètres laissent à penser que décliner un concept si ambitieux sur un format aussi court relève de la folie. Or, nous sommes d’avis à Chromatique que cette prise de risque est, au contraire, à saluer car elle permet un peu de sortir de la pratique habituelle, bien plus, de se concentrer essentiellement sur l’aspect direct et accrocheur de titres comme les géniaux « Somewhere – The Quest » « Hunted – The Incident » ou l’épique « Coming Home – The Reward ». Les amateurs de progressif teinté de FM ou AOR devraient y trouver leur compte.

En tous les cas, Galahad Suite est un essai transformé tant les doutes se sont vite dissipés concernant la crédibilité d’un concept-album s’étendant sur seulement quarante-six minutes. De plus, la liste d’invités pour le moins fournie résume à elle seule la qualité de la musique écrite par Anton Johansson et ses acolytes. Et comme on le dit dans le pays d’Yngwie : Mycket Bra ! (Traduction : très bien !)

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