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27 Juin 2013

Kristoffer Gildenlöw

Rust

par Dan Tordjman

Préface : Si vous attendez un disque typique de metal progressif signé Kristoffer Gildenlöw, inutile de continuer. Sachez que Rust n’a de progressif que le passé de son géniteur. Vous voici avertis. Si vous décidez de poursuivre votre lecture, c’est en votre âme et conscience.

Kristoffer Gildenlöw est typiquement ce qu’on appelle un artiste à fleur de peau, dont la personnalité s’incarnerait à merveille dans l’expression : Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes. L’ex-bassiste de Pain Of Salvation a toujours su montrer sa sensibilité dans sa discographie solo. A ce titre nous ne saurions trop vous suggérer de vous repasser Synchronized de Dial (enregistré avec son épouse sur lequel il joue également de la guitare et des claviers) pour vous faire une idée. La musique de l’artiste est charmeuse, feutrée, délicate et fragile un peu comme le contact de la peau avec les pétales d’une fleur. On a tellement peur de la casser au toucher qu’on la caresse du bout des doigts... avec la chair de poule. C’est l’effet procuré par des bijoux comme « Callout », « Follow Me Down » ou « Längtan  » entièrement a capella. Cependant, Rust n’est pas le disque à écouter par un jour ensoleillé, lors d’une balade en famille. Bien plus, on vous regarderait de travers si vous passiez « Overwinter » lors d’une soirée entre amis. Attendez donc un temps bien orageux, une pluie violente et pourquoi pas d’être seul(e) pour pleinement apprécier la substantifique moelle de cette oeuvre.

Rust est un album cohérent où se mêlent de multiples influences : folk, rock, trip-hop. La voix de son géniteur se pose telle un papillon sur une fleur. Ce disque montre tout le talent de compositeur de Kristoffer Gildenlöw. Certes, il a été à bonne école en côtoyant Daniel dans Pain Of Salvation. Mais depuis quelques années qu’il s’est émancipé de POS, le bassiste vole de ses propres ailes. Avec succès et pour notre plus grand plaisir.

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