coup de coeur
03 Avril 2013

Von Hertzen Brothers

Nine Lives

par Dan Tordjman

Chez les Von Hertzen, la musique est une affaire de famille. Mikko, Kie, Jonne sont respectivement chanteur-guitariste, guitariste-choriste et bassiste-choriste, et en plus d’avoir partagé biberons et couches, se partagent également amplis et cables au sein de l’entreprise familiale et ce, depuis une douzaine d’années. Leur prestation lors du High Voltage 2011 nous ayant réellement scotchés, leur nouveau méfait discographique était guetté du coin de l’œil, après le très bon Stars Aligned sorti il y a deux ans.

Et dès le début, on pose un genou à terre avec« Insomniac », dont le riff et la voix de Mikko renvoient aux plus belles heures de Chris Cornell et Soundgarden. On sera admiratif à l’écoute de quelques perles comme « Flowers & Rust », « One May Never Know  » « Black Heart’s Cry » dont le côté folk acoustique rappelle Pain Of Salvation période Remedy Lane / Be . Que les fans de rythmes plus endiablés se rassurent : des brûlots du calibre de « Coming Home » et « Do What You Want With Me » sauront les contenter sans problème (à se demander d’ailleurs, si Steve Harris ne tient pas la basse sur le morceau tant l’ombre de la Vierge de Fer est perceptible).

A n’en pas douter, certains se sentiront même pousser des ailes au moment d’atteindre le planant « Prospect for Escape ». D’autres frissonneront, voire fermeront les yeux afin de ne pas les embuer à l’écoute de « World Without », hommage déclaré à Pain of Salvation et Queen, dont l’intro, liturgique à souhait, en surprendra plus d’un au point d’en faire l’un des sommets de cet album.

Il est intéressant de constater que la production de Nine Lives tranche nettement avec les autres sorties actuelles, on sent ici l’odeur vintage avec cette batterie poussiéreuse. On sent que la fratrie Von Hertzen cherche à aller à l’essentiel. Au travers de titres qui respirent à pleins poumons, les Finlandais dévoilent leur amour immodéré pour des références mondiales comme Deep Purple, Queen ou Pink Floyd.

La variété de Nine Lives est à saluer. La fratrie Von Hertzen prouve ainsi qu’elle ne s’impose pas de limites dans la composition. Espérons que cette affaire familiale, au même titre que les proggeux old school de Wobbler, ouvre la voie à une nouvelle génération de groupes progressifs finlandais afin de faire face aux Stratovarius, Lordi et autres Children of Bodom (de neige). Car il y a de la qualité ici, et c’est bien ça qu’on demande !

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