:)
20 Février 2013

Yurei

Night Vision

par Aleksandr Lézy

De son vrai nom Bjørge Eide Martinsen, Bjeima est l’instigateur du projet Yurei. Homme-orchestre de son œuvre qui multiplie les groupes, le Norvégien organise méticuleusement chaque bribe de sa musique pour ce nouvel album Night Vision qui fait suite à Working Class Demon sorti en 2010 chez Adversum.

Seul à bord de son navire, c’est un musicien en quête de mysticisme qui fait part d’émotions burlesques, de pensées malsaines. Yurei (un certain type de fantôme en japonais) déchaîne d’irrationnelles cérémonies avant-gardistes pendant lesquelles des mélodies d’influence balkaniques, dissonantes et douces rencontrent des rythmes intriqués fins et complexes à la fois. Les déclamations de Bjeima font penser à celle de Mr Doctor alias Mario Panciera de Devil Doll, sans en être à la hauteur pourtant ...
Multi-instrumentiste, c’est la guitare que Bjeima maîtrise le mieux ou tout du moins qu’il met le plus en avant, le chant n’étant pas son fort. La batterie apporte une dynamique essentielle à l’ensemble des compositions mais ce qui impressionne le plus c’est la manière dont les différents instruments se superposent, les petites couches de synthétiseurs faisant de rares apparitions. La production réussie, tout comme la musique est extrêmement froide, et n’inspire pas une impression d’espace. En clair, elle manque de coffre et de rondeur mais convient toutefois parfaitement à l’atmosphère Yurei.

Night Vision possède son ambiance sombre, en délaissant l’univers, sans en être, presque Black Metal de Working Class Demon. Ici, les sons les plus brutaux ne dépassent pas l’énergie d’un rock quasi acoustique. Tout est fait avec énormément de finesse et se déguise en une messe noire musicale pour amateurs de sensations étranges et d’expériences mystérieuses.

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir