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18 Décembre 2012

Galahad

Beyond the Realms of Euphoria

par Jean-Philippe Haas

Très sérieusement amorcé depuis plusieurs albums, et notamment Battle Scars , le glissement « progressif » de Galahad vers une musique à la fois plus métallique et plus électronique s'achève semble-t-il avec ce Beyond the Realms of Euphoria, paru la même année que son prédécesseur. En effet, on sent que les balbutiements et autres tâtonnements ont cessé, et que le bon dosage entre les différentes composantes a enfin été trouvé. Ainsi, on peut affirmer sans trop s'avancer que le groupe a réussi sa difficile transition entre un passé marqué par les clichés du néo-progressif et un présent qui évoque assez nettement l'Actual Fantasy d'Ayreon. Pour la plupart, les sept nouveaux titres intensifient l'utilisation des machines, mais aussi des grosses guitares, d'une batterie plus percutante. Les Britanniques ne citent plus que rarement leurs penchants de jeunesse, hormis sur le bien-nommé « All in the Name of Progress » qui illustre cette évolution par une adroite conjugaison du passé et du présent. Mais alors qu’a soufflé le vent du changement, la voix de Stuart Nicholson est restée à l'abri des bouleversements, si ce n'est qu'elle a encore gagné en maîtrise et en assurance. Et c'est peut-être ce contraste entre l'émancipation de la musique et le caractère immuable du chant qui donne aujourd'hui à Galahad la personnalité qui lui a longtemps fait défaut, même si, comme s'il semblait une fois encore vouloir s'excuser auprès de ses fans, c'est par la relecture d'un ancien titre (« Richelieu's Prayer ») que s'achève Beyond the Realms of Euphoria. Un dernier petit cadeau pour dire « du passé faisons table rase » ?

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