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26 Novembre 2012

Porcupine Tree

Octane Twisted

par Renaud Besse Bourdier

C'est dans un contexte bien particulier que sort ce double live de Porcupine Tree. En effet, alors que le groupe est en mode silence radio depuis maintenant plus d'un an, ce sont les fans qui ont poussé Burning Shed à sortir un album pour immortaliser la dernière tournée de la troupe britannique, centrée autour de The Incident. Steven Wilson, quant à lui, se refuse à mentionner la sortie d'Octane Twisted sur sa page Facebook, s'éloignant toujours plus du groupe qui l'a rendu célèbre.

Le premier disque comprend le dernier album de Porcupine Tree joué dans son intégralité, enregistré au Riviera Theatre de Chicago le 30 avril 2010. Ceux qui l’achèteront sur le site de Burning Shed en premier auront la chance d'obtenir un DVD avec ce même concert en vidéo. On regrettera cependant que les moyens techniques soient très inférieurs aux autres shows filmés par Lasse Hoile : seulement six caméras et un éclairage pas aussi inventif qu'à l'accoutumée.

Soyons francs : le premier disque n'aura d'intérêt que pour les fans les plus dévoués. Si certains morceaux de l'album sont beaucoup plus percutants en live (« Drawing The Line », « Time Flies », et surtout « I Drive The Hearse »), d'autres perdent de leur fraicheur (« The Incident », « Octane Twisted »). L'ensemble reste cohérent et très bien mixé ; comme toujours sur les live de Porcupine Tree, la section rythmique formée par Gavin Harrison et Colin Edwin est d'une élégance et d'une audace parfaitement maîtrisées. Seul petit bémol, un Steven Wilson pas toujours au sommet de son art au niveau vocal, et un John Wesley un poil trop discret.

Le deuxième disque en revanche est beaucoup plus intéressant et permet une rétrospective du groupe en un peu plus d'une heure (avec notamment trois morceaux tirés d'un concert au Royal Albert Hall), passant de Lightbulb Sun à Fear Of A Blank Planet et Deadwing, en allant titiller The Sky Moves Sideways avec des « Stars Die » et « Dislocated Day » qui mouilleront les yeux des fans de la première heure. Mais la pièce maîtresse de Octane Twisted est certainement la version longue de « Even Less », forte de ces quatorze minutes de riffs ravageurs, de garage rock décomplexée et de pop accrocheuse.

Un album pour les fans donc. C'est avec un peu de mélancolie que l'écoute d'Octane Twisted s'achève ; en effet, si Steven Wilson continue d'enchanter les appréciateurs de musique prog sans complexe avec ses excellents albums solo, il est assez triste de voir Porcupine Tree disparaître petit à petit du paysage musical.

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