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07 Septembre 2012

Thinking Plague

Decline and Fall

par Aleksandr Lézy

Thinking Plague n’a jamais été à proprement parler un groupe à part entière. C’est au départ un noyau dur formé de Mike Johnson et Bob Drake auquel s’ajoutent d’autres musiciens, autour d’influences progressives et marqué notamment par un chant féminin étrange proche des phrasés instrumentaux du Canterbury et d’une échappée (le terme s’employant aussi pour une note intentionnellement non harmonique) vers la musique atonale du vingtième siècle d’Igor Stravinsky, voire celle d’Arnold Schönberg. 2012 voit la sortie de Decline and Fall, sixième album, douze ans après A History of Madness.

Lors d’un entretien en 2008, Mike Johnson donnait déjà à notre équipe le titre du disque et avouait qu’il ne savait pas si Dave Kerman jouerait dessus. Evidemment qu’il le savait ! Tout était écrit, il manquait probablement les moyens pour compléter l’équipe, apprendre les parties et la somme de temps nécessaire à les enregistrer. Ce processus, long et fastidieux, aura été plus important que prévu. In Extremis (1998) avait subi les mêmes circonstances, pour un résultat autrement séduisant.

Thinking Plague apparaît tel un philosophe pessimiste de la société moderne. Les textes chantés par Elaine Di Falco retranscrivent un mal-être ambiant déclamé à la manière d’un conte sombre et noir. Musicalement, les Américains produisent ce qu’ils ont toujours fait. On reconnaît leur style RIO immédiatement et la précision chirurgicale avec laquelle les morceaux défilent annihile toute émotion possible. Le talent d’écriture saute à esprit. C’est fluide, paraît évident malgré une complexité flagrante mais cette froideur retire le peu qui donnerait à ce nouvel album tout son sens.

Une fois digérée cette carence d’intention, les parties de basse de Dave Willey apparaissent surprenantes grâce à un travail rythmique détonnant, décalé, méritant le néologisme « piégeux ». Inutile de passer en revue les performances de chaque musicien, le résultat est probant, sans laisser pour autant un souvenir impérissable. Même si Thinking Plague parvient à transmettre son message, quelques onomatopées se glissent de-ci de-là dans le discours pour un plaisir frustré comme s’il était refusé.

Commentaires 

#1 tplague 07-09-2012 21:11
Bonjour,
Nous apprécions thjat vous avez attemtped de revoir notre CD. Mais nous regrettons que vous ne «semblent avoir réellement essayé de comprendre soit la musique ou le message. Peut-être que vous jetez un oeil à quelques critiques par des gens qui prennent le temps et les efforts nécessaire:

http://www.allmusic.com/album/decline-and-fall-mw0002289301
http://touchingextremes.wordpress.com/2012/04/27/thinking-plague-decline-and-fall/
http://www.dprp.net/reviews/201218.php#thinking
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#2 tplague 09-09-2012 18:30
De plus, il semble que ma mauvaise compréhension de français (et en s'appuyant sur l'assistance électronique) peut avoir causé me à mal interpréter cet chronique. J'ai aussi raté la note de 8 sur 10. Permettez-moi donc, de présenter des excuses pour une réponse hâtive (donnée sur une mauvaise journée!). Que les fournisseurs de musique « difficile », nous pouvons obtenir un peu fatigué et paranoïaque d'être mal compris souvent pour longtemps. Il n'est pas une excuse pour être impoli. Je m'excuse.
MJ
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