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16 Août 2012

Panic Room

Skin

par Renaud Besse Bourdier

Avis aux amateurs du The Gathering de la grande époque ou encore de Paatos : le tout dernier album de la formation Panic Room risque de s'attirer quelques sympathies de par ses richesses sonores. Après deux CD sortis en 2008 et 2010 respectivement, les Britanniques reviennent avec Skin, une heure de musique répartie en onze morceaux pour démontrer tout leur talent et déverser sur nous une pluie de mélodies douces et planantes.

De l'émotion, il y en a sur tout l'album, porté sans surprise par la voix au timbre doux mais riche de l’interprète Anne-Marie Helder (elle fut d'ailleurs nommée meilleure chanteuse par le magazine Classic Rock à deux reprises). Elle change de peau et s'adapte au style de chaque morceau avec une aisance remarquable, de la légère et sombre ballade (« Chameleons », « Skin ») à des semblants de metal oriental (« Tightrope Waling ») en passant par des douceurs à la mélancolie plus douce, légèrement teintée de joie, un peu à la manière de Dido (« Chances », « Velvet & Stars »).

Mais si la voix chaude et enivrante est certainement le gros point fort de Skin, sa puissance repose en grande partie sur la richesse musicale qui l'englobe. Oui, Panic Room n'a pas peur de mettre les pieds dans plusieurs plats à la fois, lâchant riffs métalliques, solos inspirés, cordes larmoyantes, piano et claviers compagnons, et même quelques sons empruntés au monde de l'électro. Le groupe bénéficie par ailleurs d'un très bon mixage qui met bien en valeur les basses et qui donne une présence certaine à la section rythmique, notamment sur les passages les plus calmes.

On regrettera cependant que les ballades forment l'ossature de Skin, car si elles sont d'une beauté non négligeable, c’est dans les morceaux plus excentriques que les talents du groupe se révèlent vraiment. Le dernier disque de Panic Room n'en est pas moins un petit bonheur pour les oreilles ; il est seulement un peu trop sucré.

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