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23 Juillet 2012

Gojira

L'Enfant Sauvage

par Aleksandr Lézy

Le Kaijû du metal français, sous son apparence de saurophidien gigantesque, porte magistralement son blase. Parti de rien, le monstre préhistorique est parvenu à s’offrir une carte de visite sur papier bible tant son ascension spectaculaire, à force d’efforts, de travail et d’acharnement, s’est trouvée récompensée dans le monde entier. L’enfant sauvage, fruit d’une signature et de fait d’une collaboration avec Roadrunner Records, marque le départ d’une nouvelle ère pour Gojira. Ayant appris de la bouche même de Mario Duplantier que ses libertés artistiques avaient été respectées, toute critique n’incombera de surcroît pas à son mécène, souvent synonyme d’uniformisation avec l’image du label.

D’entrée de jeu, Gojira démontre qu’il n’a rien perdu de sa fougue, ni de son identité. La patte griffue et acérée déchire les quatre coins du carré d’écoute. Les ambiances de From Mars to Sirius sorti en 2005 refont surface, tout en faisant peau neuve avec un côté plus direct et affirmé.

L’album dans son ensemble demande de nombreuses écoutes pour qu’on puisse déceler dans sa simplicité apparente des subtilités dont le groupe n’avait encore fait que rarement preuve : variations dans la manière de changer de jeu, effets sur les guitares, basse vrombrissante. L’unité est flagrante à partir du moment où l’on comprend que la batterie régit plus que d’ordinaire le déploiement de riffs. C’est incisif, méditatif parfois mais extrêmement réfléchi, construit et bien amené. Certes, les Landais en mettent un peu moins partout mais la cohésion entre les musiciens s’avère des plus solides. Entre « Explosia », « Liquid Fire », « Planned Obsolescence » et autres « The Gift of Guilt », nul doute que le public sera réceptif à cet élan de bestialité française, plongé dans une production massive et propre.

Le prosélyte Gojira n’a vraiment pas grand-chose à faire pour que les fans adhèrent. Pas de péripéties fastidieuses pour épater la galerie ni d’imbroglios d’idées pour détourner le propos d’origine. Gojira va à l’essentiel, son death metal si particulier, sans s’avilir dans les soubassements d’un irrécupérable retournement de veste. L’enfant sauvage sort de la forêt en prenant la forme d’un monstre introspectif à la dimension colossale. Gojira est fort, très fort !

Commentaires 

#1 StevCals 20-10-2019 15:03
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