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25 Juin 2012

Koun Koun

GyroKinetic Theory

par Florent Canepa

Le cas Koun Koun. Avec un nom comme celui-ci, on se dit qu’on va bien rigoler. Un sextet muni de trois basses ? En plus, ça va groover ! Chouette !!! Mais en fait, non. Ils sont pourtant sympathiques dans leur soif de mélanger un rock alternatif brut et influences hip-hop. On aurait presque pu croire, pourtant, à l’envie, l’audace ou la volonté suicidaire de donner naissance à une créature difforme, fruit de la fornication entre Mr Bungle et Diabologum...

Doté d’une (auto)production lisse et sans relief (la batterie molle), Koun Koun s’évertue à promener l’auditeur au beau milieu de reliefs accidentés, pas si loin de Primus parfois (« GyroKinetic Theory », « U Kronie »). Juste après, cela sonne punk, mais comme un Therapy? sous narcoleptiques (« Knives », homonyme même…). Aurait-on droit à un groupe de fanboys, tentant de faire péniblement le lien entre leurs musiques favorites ? Le but est louable, tant les influences sont de bon goût et ont le mérite de tutoyer la folie. Mais l’ensemble ne prend pas : rien ne décolle jamais vraiment. On aimerait trouver refuge dans le chant hagard ou les samples, mais ces derniers n’améliorent pas les choses.

Sans énergie, garage à mort, Koun Koun s’écorne. On réussit à ne pas faire de surplace (« Kurtain suite », délire personnel), mais sans avancer pour autant. GyroKinetic Theory est une autoproduction jammeuse mais pas geniale, un théâtre parfois comique (tous les petites insertions de voix amusantes), un essai punk. Qu’on accueille donc comme une tentative, désolé qu’elle ne soit pas plus convaincante. The Kurtain’s down.

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