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14 Mai 2012

Alan Simon

Excalibur III : The Origins

par Jean-Philippe Haas

Bien connu désormais de nos lecteurs, Alan Simon s’est distingué à la fin des années quatre-vingt-dix avec Excalibur, la légende des Celtes. Fort de l’énorme succès de ce disque, l’auteur-compositeur-interprète s’est adjoint dans ses productions suivantes les services de grands artistes internationaux, comme sur le second volet (Excalibur II : L’anneau des Celtes), l’album concept Gaïa (auquel participent notamment Cesario Evora, Midnight Oil, Zucchero et beaucoup d’autres) ou l’opéra rock Anne de Bretagne.

Cette fois encore, Alan Simon a vu les choses en grand en s’entourant d’un orchestre, de chœurs et de fines lames, amis fidèles, tels que John Wetton (Asia), John Helliwell (Supertramp), Les Holroyd (Barclay James Harvest) ou encore Moya Brennan (Clannad) pour n’en citer que quelques-uns. Ce dernier épisode d’Excalibur raconte l’histoire de Dun Aengus, jeune chef de clan qui, après avoir vu ses frères massacrés par l’ennemi, commence un long périple qui le mènera vers des terres hospitalières où il fondera un nouveau clan. Un indéniable souffle épique, créé pour l’essentiel par l’orchestre symphonique de Budapest, parcourt le disque et rappelle l’atmosphère de films comme Braveheart ou Rob Roy. La tradition musicale celte est ainsi déclinée sous de multiples formes : usage d’instruments spécifiques (flûte, violon, harpe, guimbarde …), thèmes et ritournelles typiques du folklore irlandais ou breton, souvent conjugués à la sauce rock, parties orchestrales traversées par des chœurs ou un chant féminin évanescent, balades acoustiques à la guitare classique… On peut cependant déplorer que certains titres, à la limite de la variété parfois, n’aient que peu (ou pas) de rapport avec une quelconque celtitude (« Shaman », chanté par les Holroyd, « The Lost Season », par John Wetton). Une fois cette réserve formulée, il faut admettre que l’ultime aventure de la trilogie respecte le cahier des charges de fort belle manière.

S’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent pour l’amateur de musiques progressives, hormis l’aspect narratif, on peut néanmoins affirmer que The Origins comblera les fans de la première heure, qu’on croisera vraisemblablement le 14 juillet au concert de la trilogie Excalibur à Brocéliande.

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