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22 Mars 2012

A Sound of Thunder

Out of the Darkness

par Florent Canepa

La pochette de Out of the Darkness annonce une couleur progressive mais le contenant qui nous occupe se pare en réalité des atours metal. Heavy metal même, dans l’optique de faire le pont entre un fond power metal triomphant d’hier (des inspirations revendiquées comme Hammerfall ou Primal Fear) et une forme plus aboutie demandée par l’époque actuelle.

La singularité réjouissante est la présence d’une voix féminine, Nina Osegueda, qui, à la manière de Minoru Niihara chez Loudness, n’a pas peur d’offrir passion et vigueur, parfois discutables, mais bien réelles. L’ouverture (« The Day I Die ») n’est guère rassurante : la course à l’épique et aux riffs crunchés sautillants vont finir par fatiguer. Il est pourtant de bon ton, lorsqu’on a la mission de chroniquer, de poursuivre l’écoute… En fait, ce qui est motivant, c’est d’entendre le groupe se libérer de son enveloppe “progressive” (notez les guillemets) qui manifestement le dépasse pour livrer un rock plus brut. On se retrouve alors dans le pays des Runaways sous amphétamines (« Kill That Bitch », « A Sound of Thunder »), plus que dans l’application à faire monter une mayonnaise qui a su déjà prendre plus habilement.

Les traversées mélodiques regardent parfois du côté des sympathiques Crimson Glory (« Murderous Horde »), dopées aux accents orientalisants ou celtisants (il y en a pour tous les goûts), quand les virées speed mélodique savent user la sève des classiques, de Judas Priest à Iron Maiden (« Out of the Darkness »). Ou même Vixen sur le dernier titre, très glam, à toute seigneure tout honneur ! C’est parfois plus subtil que ça et le mélange des trente dernières années de metal épique fait alors mouche (« Fight Until the End »).

Même si on connait donc la recette, la formule a le mérite de ne pas (trop) lasser son auditeur. Certains s’en contenteront, s’ils aiment le respect de l’authenticité et sont doués d’indulgence (les solos ne sont pas pénétrants d’inspiration), d’autres iront chercher l’authenticité chez les classiques sus-cités…

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