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16 Février 2012

Lord of Mushrooms

Perspectives

par Maxime Delorme

Le monde du metal progressif est décidément surprenant. Si chaque mois nous sert son lot de clones de Dream Theater et autres Vanden Plas, il faut bien avouer que quelques perles émergent, ou continuent à briller, de temps à autres. On en viendrait même à croire que chaque pays a son groupe de « metal prog » attitré et différent : ainsi les Américains ont Jolly, les Norvégiens ont Leprous et la France a Lord of Mushrooms.

Depuis la sortie de leur second album en 2005 (Seven Deadly Songs), les Niçois ont atteint un statut non négligeable au sein de la scène française de metal progressif (évidemment... vu la taille de la dite-scène, aucun mal diront les mauvaises langues). Ce sont donc sept longues années qui séparent Perspectives de son prédécesseur, et la différence entre les deux albums est tout simplement édifiante. C’est le terme de maturité qui s’impose en écoutant l’album, tant au niveau de la production, bien plus propre et belle que celle du précédent album, qu’au niveau des compositions.

L’univers envoûtant du groupe happe l’auditeur dès les premières notes pour ne plus le relâcher. A l’image de ses homologues étrangers cités plus-haut, Lord of Mushrooms distille ses influences dans sa musique : on retrouvera par-ci par-là quelques mélodies et quelques sons rappelant les cadors du genre, Dream Theater, Pain of Salvation ou encore Cynic et Planet X : un panel aussi réjouissant qu’inquiétant. On peut évidemment de se demander si toutes ces influences (volontaires ou non) sont bien digérées ou ressortent comme des « hommages » patauds. La réponse s’impose d’elle-même : la voix de « Gus » Monsanto, nouveau chanteur de la formation, et surtout, les ambiances très travaillées, affirment l’identité propre de Lord of Mushroom. Non, ce n’est pas une simple copie du genre. Il suffit d’écouter l’atmosphère étrangement inquiétante de « Circles in the Water » ou encore le solo de « Falling » pour s’en persuader.

Le mélange est détonant puisque les mélodies de surface, aux atours simples et immédiats, se mêlent très bien avec la complexité musicale de l’arrière-plan. Ainsi en est-il par exemple des cassures rythmiques, qui passent tout à fait naturellement à l’écoute. Saluons donc l’effort de « simplicité » de la part de musiciens ayant un bagage aussi prestigieux que celui d’anciens de Yang (Laurent James à la guitare) ou encore d’Adagio (Gus Monsanto au chant). L’attente valait la peine : c’est un album riche, tout en relief et à plusieurs niveaux d’écoute que nous servent les Niçois. De quoi en faire toute une salade !

Commentaires 

#1 loloprog 17-02-2012 02:58
Merci Maxime pour cette belle critique!!! :lol:
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