:(
27 Octobre 2008

Axel Rudi Pell

Tales of the Crown

par Guillaume Beauvois

Après dix neuf ans de carrière à arpenter les mêmes terres, un des vétérans du power metal nous présente ses dernières pépites avec son dix-huitième album. Axel Rudi Pell possède une longue carrière derrière lui, mais a-t-il vraiment parcouru une telle distance? Dès le premier titre, l'auditeur est assailli d'un doute certain. L'écriture est maîtrisée, la batterie de Mike Terrana assure une base en béton armé, les guitares sont bien pesantes : comme dans tous ces disques, il faut aguicher et impressionner par la lourdeur et la compacité. Justifié pour une entrée en matière, mais quand l'album entier reste embourbé dans une pataugeoire boueuse et collante, l'idée louable d'écrire de telles chansons devient indubitablement suspecte. Tout est convenu, aucun humour ne semble faire surface, contrairement aux joyeux drilles de Brother Firetribe, les mélodies simplistes semblent empruntées et gauches, comme l'illustre « Buried Alive » et son thème frisant la niaiserie entre deux passages techniques. Des ballades de circonstances, hélas sans saveur, sont également présentes, car il est bien connu qu'un disque de metal sans ballade n’est pas un disque de metal. Et même lors de trop rares titres enlevés (« Angel Eyes » par exemple), on reste collé au sol, attendant enfin l'envol vers des cieux meilleurs. De cet ensemble artificiellement rallongé, rien ne perce, pas même la chanson éponyme qui dépasse les huit minutes et ne fait que résumer tous les clichés accumulés à l'écoute de l'album. A ce petit jeu du power metal lourd mais à forte connotation mélodique, Gamma Ray est loin devant. Les contes de la couronne sont malheureusement les soupirs d'un roi détrôné.

Poster un commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir