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25 Janvier 2008

Nebuleyes

Revolution Divine

par Guillaume Beauvois

Revolution Divine. Un titre plein d'ambition, pour quatre plages, dont le morceau éponyme, lequel dure plus de trente minutes. Des promesses à propos d'une histoire dont on nous dit qu' "elle vous enivrera dans un voyage cosmique et révolutionnaire dont vous ne reviendrez pas indemne…" Tout cela est fort alléchant, mais qu'en est-il réellement ? 

Le disque commence plutôt bien : un riff aguicheur à la sauce hard FM. Mais le drame commence peu de temps après, avec l'entame du refrain, au choeur à la justesse approximative, suivi d’une succession de passages instrumentaux plus ou moins inspirés. Certes, écrire une chanson de plus d'une demi-heure est une tâche ardue, et relève de l'exploit. Cependant il aurait peut être mieux valu se concentrer sur l'essentiel... Malgré tout, le disque continue de tourner et après un solo moyennement exécuté, où l’on retrouve certaines notes harmoniquement dérangeantes et des bends débordant d'énergie, jusqu’à n’en plus savoir s'arrêter, arrive un passage atmosphérique réussi mais malheureusement trop court.

Le pire reste pourtant à venir. Le chant des couplets n'est pas à la hauteur du refrain, et la suite de ce morceau-prouesse est du même acabit. Sur le fond, certaines idées musicales sont bonnes, et le concept de l'histoire est plutôt bien trouvé. Mais l'originalité ne transpire pas de ces longues minutes, et l’on pourrait presque entendre ici un essai à la Dream Theater, là un petit solo à la Iron Maiden. Les paroles sont au mieux plates, au pire naïves et l’exécution, quant à elle, oscille entre le moyennement bon (les parties de guitares) et le mauvais (le chant ou le « jeu » parlé). Heureusement, les passages calmes et planants sauvent un peu la mise. 

Après un tel morceau de bravoure, que reste-t-il de l'oeuvre de Nebuleyes ? Un titre plus « abordable », aux paroles et à l'interprétation figurant dans la lignée de celles de « Révolution Divine », et deux instrumentaux assez peu originaux, qui se laissent écouter sans grande passion, mais sans grincement de dents non plus. 

Avec Révolution divine, Nebuleyes s'attaque au Grand Oeuvre du concept album progressif. Mais le groupe n'en est qu'au stade de l'oeuvre au noir et l'alchimie ne prend pas.

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