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15 Décembre 2011

SKE

1000 Autunni

par Renaud Besse Bourdier

Attention les oreilles, folie musicale en approche. Après les dernières douceurs en date que sont Calomito et Camembert, ainsi que le dernier Aranis, le label Altrock vous propose une nouvelle friandise. SKE, c’est le projet « solo » (quatorze musiciens !) de l’italien Paolo Botta, soit une heure d’excentricités progressives en tout genre, censées représenter les milles visages de l’Automne.

Autant le dire tout de suite, ça part dans tous les sens ; si les claviers restent omniprésents, c’est un véritable orchestre de chambre qui donne vie à 1000 Autunni. Des flûtes enchantées, des saxophones mélancoliques, des cordes envolées, et une section rythmique magistrale se chargent de poser le décor, pour mieux le déchirer dans les trente secondes qui suivent. En effet, une heure durant, l’auditeur est balloté d’un monde à l’autre, entre les rêveries proche d’un In The Court Of The Crimson King (« Sogli », « Delta ») et des délires qui plairont certainement aux amateurs de musique mathématique et dissonante à souhait (« Fragulie  », «  Dentie  »).

La grande force de 1000 Autunni, c’est la manière dont il marie aventures techniques et cérébrales avec de grands moments de mélodie débridée, et même si au bout d’une heure, l’auditeur risque de se sentir esseulé voire un peu lassé par ces variations incessantes, il serait dommage de passer à côté d’un tel album. Après tout, ce n’est pas si souvent que le rock progressif parvient à se réinventer de la sorte, et à être aussi original (mention spéciale à l’incorporation d’un bruit de balle de ping-pong dans « Rassegnati », piste qui ferme l’album).

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