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07 Octobre 2011

Arkan

Salam

par Dan Tordjman

Pour beaucoup, le metal oriental est incarné par les Tunisiens de Myrath ou les Israéliens d’Orphaned Land. Il faudra désormais compter avec le groupe français Arkan, qui vient de jeter un sacré pavé dans la mare avec Salam.

Les Franciliens comptent notamment dans leurs rangs le batteur Foued Moukid (ex-The Old Dead Tree), mais surtout une nouvelle arrivante en la personne de Sarah Layssac (ex-The Ouburst) en lieu et place d’Abderrahmane Abdallahoum. Ce changement a pour conséquence d’apporter quelques grammes de finesse dans le monde de brutes imaginé et présenté sur Hillel il y a maintenant trois ans. Le chant de Sarah Layssac, conjugué aux cris de Florent Jannier, promu beugleur en chef sur Salam, apporte un équilibre. La formule utilisée sur Hilal, qui se voulait très agressif, est reprise ici : un mélange entre sonorités orientales et riffs acérés. Ainsi, des instruments comme les derboukas, les bendirs ou les ouds, cohabitent avec les guitares tranchantes. Et forcément, l’influence d’Orphaned Land est perceptible. Le duo avec Kobi Farhi sur « Deus Vult » ainsi que la diversité des paroles en sont une preuve assez évidente. Pour autant, le voyage ne perd rien de son côté enchanteur, avec en point d’orgue cette magnifique trilogie « Call From Within » / « Lightened Hear » / « The Eight Doors of Jannah ».

Bien que la nature première du disque soit metal, Salam se veut également charmeur et émouvant par ses éléments orientaux. Une nouvelle fois, cet album est la preuve forte que le mélange de ces genres peut vraiment s’avérer savoureux.

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