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26 Septembre 2011

Inzinzac

Inzinzac

par Aleksandr Lézy

Alban Bailly, Dan Scofiled et Eli Litwin, respectivement, guitariste, saxophoniste et batteur composent le projet américain Inzinzac. Au cours de cette aventure de jazz expérimental délibérément abrupte, la musique du trio s’émancipe des racines ancestrales d’Ornette Coleman et fait appel aux esprits insolents du rock. La malice du leader français expatrié à Philadelphie (au vu de l’excellente pochette) n’a d’égal que le plaisir manifeste qu’il éprouve à composer ou improviser. En effet, les deux dimensions musicales sont de mise dans cette échappée de huit titres.

Disons-le tout de go, techniquement réussi, cet album éponyme ne remplit pas complètement les clauses du contrat. Dans ce que l’on perçoit de l’écriture, on peut sentir de bonnes idées, tandis que d’autres ne sont pas toujours pleinement exploitées. Quant aux improvisations, l’osmose se fait sentir entre les musiciens (la production typée « live » y étant pour beaucoup) mais un sentiment de brouillon ou d’instant-clef insuffisamment poussé chagrine.

Entre des titres puissants comme « 71 », « Spaghettisation » ou « Hip Gout » se débattent des morceaux un peu moins consistants, trop tournés vers l’aspect bruitiste et la nonchalance d’une guitare noyée dans ses effets. Le concept s’avère donc mûri et bien ficelé mais il faudra encore une tentative supplémentaire pour offrir toute notre confiance à Inzinzac, confiance néanmoins déjà presque acquise, en raison de son fort potentiel.

Commentaires 

#1 hymnos 26-09-2011 10:57
Pas mieux. "Brouillon" est effectivement pour moi le mot-clef pour définir ce travail. Gros bof.
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