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23 Août 2011

Phideaux

Snowtorch

par Jean-Philippe Haas

Depuis 2007 et le magistral Dommsday Afternoon Phideaux a quelque peu levé le pied, ne publiant plus « qu »’un album tous les deux ans. Et si Number 7 (2009), plus calme et moins spectaculaire que son prédécesseur, marquait légèrement le pas dans l’inspiration, Snowtorch revient à cette flamboyance surannée propre au progressif dit « classique ».

Malgré la longueur dissuasive des deux pièces éponymes et la reprise régulière du thème principal sous différentes formes, comme il se doit pour une œuvre conceptuelle, peu de temps morts viennent parasiter ce disque solide et réfléchi. Les passages instrumentaux de la première partie notamment, rappellent sans ambiguïté le Genesis de la période 1970-1973. Une large palette de claviers vintage confisque l’espace sonore à des guitares certes régulièrement présentes mais assez discrètes dans l’ensemble. Les accès de pompiérisme se trouvent heureusement tempérés par la respectabilité du piano très présent de Phideaux Xavier qui, par ailleurs, partage largement le chant avec ses comparses féminines. Deux compositions plus courtes aident à digérer le copieux plat de résistance : « Helix », variation supplémentaire sur la mélodie centrale de l’album, ainsi qu’une dernière et courte plage sans nom, joyeusement rythmée, aux accents de folklore moyenâgeux.

Si Snowtorch n’est pas encore un nouveau sommet, il confirme que Phideaux, à l’instar de Beardfish par exemple, est l’un des rares artistes actuels de la niche progressive dont on peut acheter les disques les yeux (et les oreilles) fermés sans grand risque d’être déçu.

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